Devilskin @ La Cigale - 02/10/2018
Neyelia
Journaliste

«Jennie Skulander donne de la voix, et pas qu'à moitié. Il faudrait être sourd pour ne pas entendre les prouesses vocales de la chanteuse, qui n'a rien à enlever à l'idole du soir, Lzzy Hale. »

Créé 02/10/2018
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Mardi 2 octobre, c'est la rentrée ! Après presque 3 mois loin des baffles et des guitares hurlantes, me voici à nouveau boitier en main. Grande première ce soir : j'entre dans une salle que je n'ai pas encore pu expérimenter : la Cigale. Autant vous dire que vu ce qu'on m'en a dit, et vu l'affiche du soir, mes attentes sont élevées.

19h30, à peine plus, Devilskin entre en scène. Les néo-zélandais ouvrent pour la tornade Halestorm, et croyez-moi on comprend vite pourquoi. Les ressemblances entre les deux groupes sont innombrables, et je ne parle pas seulement d'un « groupe à chanteuse » qui fait autre chose que du sympho !
Dans sa tenue de scène quasi digne du metal symphonique, justement, Jennie Skulander donne de la voix, et pas qu'à moitié. Il faudrait être sourd pour ne pas entendre les prouesses vocales de la chanteuse, qui n'a rien à enlever à l'idole du soir, Lzzy Hale.
Les compos sont énergiques, heavy à souhait, et Nail et Paul (respectivement guitariste et bassiste du groupe) s'en donnent à coeur joie, haranguant la foule, perchés sur leurs estrades. C'est probablement ce qui ressort le plus dans la prestation du groupe : l'unité. Il n'y a pas de réel « leader » sur scène, et chaque membre donne le meilleur de lui-même pour délivrer au public une performance mémorable. Et c'est le cas ! Néanmoins, certains font la fine bouche, obnubilés qu'ils sont par l'arrivée prochaine des stars de la soirée. Et pourtant, Halestorm a gâté ses invités, en permettant à Devilskin de rester une bonne heure sur les planches, dans des conditions techniques bien meilleures qu'elles ne le sont généralement pour les groupes de première partie.

Les lumières s'éteignent et les techniciens s'affairent. Nous autres photographes trépignons un peu, mais certainement pas autant que la foule de plus en plus compacte derrière nous. La setlist scotchée au pied du pedalboard de Lzzy nous donne un peu de grain à moudre, et je me réjouis de voir un de mes titres préférés joué pendant nos 3 premières chansons réglementaires.

21h, noir salle, et l'on entend bien que le public est nombreux ! A gauche entrent Arejay, cadet de la fratrie Hale, qui va s'installer derrière sa batterie, vêtu d'un costume des plus loufoques, et Joe Hottinger, guitare à paillettes en bandoulière. A droite, c'est Josh Smith et sa basse étincelante qui fait son entrée, précédé de la frontwoman de choc, Lzzy Hale. D'emblée, c'est elle qui attire tous les regards, tel un aimant, de par son charisme rayonnant. A peine entrée, déjà acclamée. Le groupe démarre les hostilités avec un titre de leur tout nouvel album Vicious, « Black Vultures ». Et telle un vautour, Lzzy est perchée sur un pied, chaussée de bottines à plateforme qui laisseront toutes les filles présentes avec la mâchoire au sol tant il nous est impossible d'imaginer ne serait-ce que marcher ainsi affublée !
C'est ensuite « Love Bites » qui prend la relève, la salle entonne en choeur le refrain de la chanson. Honnêtement je ne m'attendais pas à avoir des frissons sur ce titre qui donne plutôt la patate habituellement, mais c'est chose faite, merci au public d'Halestorm !
Les titres s'enchaînent, mais Halestorm maîtrise la scène comme personne, et à aucun moment l'euphorie ne retombe. Le set est millimétré, chacun le sait, mais tout le monde l'oublie devant la générosité du groupe et leur communion avec les fans.
Au sein du groupe aussi, c'est la franche entente, personne n'est laissé en plan et tout le monde prend sérieusement son pied, et nous avec !
Mention spéciale aux techniciens, les lumières sont au rendez-vous et le son est presque sans défaut.
Côté setlist, il en faut pour tous les goûts, Halestorm l'a bien compris. Pour autant, ils sont là pour promouvoir le dernier né de leurs opus, et ça se voit ! Une moitié tout-pile de la setlist lui est dédiée, et ses grands frères se partagent le reste !

C'est donc un concert de haute volée que les américains nous ont livré, semblant dans leur élément, et tout le monde était visiblement happé dans la même bulle qu'eux, le temps de quelques heures qui resteront gravées dans nos mémoires.

Setlist :

1. Black Vultures
2. Love Bites (So Do I)
3. I Am the Fire
4. Do Not Disturb
5. Amen
6. White Dress
7. Vicious
8. Drum Solo
9. Freak Like Me
10. Uncomfortable
11. Skulls
12. Takes My Life
13. Killing Ourselves to Live

14. The Silence (Acoustic)
15. I Miss the Misery
16. Here's to Us