Crisix
Anibal BERITH
Journaliste

«Une ambiance de folie d'entrée de jeu ! Le meilleur set de la soirée !»

Créé 15/10/2016
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C'est à 20h que les hostilités démarrent avec contre toute attente et surprise le groupe espagnol Crisix. Choix de la programmation surprenant quand on sait que le groupe espagnol fait figure de dieu vivant en Catalogne et qu'ils ont fait un set de plus d'une heure la veille à Barcelone en tête d'affiche. Trois albums à l'actif du combo en seulement 5 ans d'existence dont le dernier en date « From Blue To Black » dans les bacs depuis mars dernier.

Lorsque Juliàn Baz au chant, Albert Requena et Marc Busqué « Busi » aux guitares, Dani Ramis à la basse et Javi Carrion à la batterie, s'emparent de la petite scène, le pit est vide mais il ne faudra que quelques notes balancées sur les guitares et un appel motivé et motivant du charismatique frontman aux longs cheveux ondulés pour rameuter les troupes encore peu nombreuses à cette heure-ci. Je connais le groupe par l'écoute des albums et c'est avec impatience que j'attends ce set car je sais que les gars envoient sévère en live.

C'est avec ‘Conspiranoia' de l'album actuel que le (trop court) set des espagnols démarre et je peux vous dire que les gars sont bien décidés à tout retourner sur la demi-heure qui leur est allouée. Un second titre de la galette sera joué au cours du show, les autres titres étant empruntés aux deux autres albums.

L'énergie est au rendez-vous, Juliàn envoie son chant en pleine face des spectateurs commençant à remplir l'espace tandis qu'Albert, cheveux rasés portant une casquette rouge à l'envers assortie à sa guitare et ayant opté pour un look hardcore, et Marc au style thrash metal plus approprié, desservent leurs riffs agressifs avec précision. Ca commence à bien bouger ! Il est d'ailleurs compliqué de prendre des photos mais ça a le mérite d'être authentique et on aime ça !

Les titres s'enchainent, Juliàn communique beaucoup et met le public en confiance en n'hésitant pas à descendre dans la fosse pour se mélanger à lui, si bien que les premiers slams se font remarquer avec cette particularité de s'accrocher immanquablement au plafond et ce sera ainsi toute la soirée.

Marc fera de même, jouant même personnellement pour un jeune homme handicapé sur le devant de la scène se faisant porter pour un slam gigantesque faisant le tour du pit ! Enorme (cela me rappelle cet événement du Hellfest 2016 où il fut fait de même sur Overkill et les gars ont réussi à passer le jeune à mobilité réduite au-delà de la crash barrière) !

Malgré le côté atypique de la scène à l'acoustique peu propice, le son est bon ; tous les instruments s'entendent bien, on reconnaît bien les morceaux et le chant est parfait. C'est en effet sur ce point que ça dénote souvent avec un réglage trop bas par rapport aux guitares.

L'ambiance prend bien, un wall of death se met en place sous l'impulsion du frontman et pour clore le set avec les deux derniers titres, un circle pit se formera.

Superbe prestation, belle découverte live en ce qui me concerne et un public ravi et conquis prêt à recommencer sur le set suivant, celui d'Evil Invaders. Pour ma part le meilleur set de la soirée ; j'aurai bien aimé voir la prestation de Barcelone la veille…

Setlist : Conspiranoia - Rise...Then Rest - G.M.M. (The Great Metal Motherfucker) - Bring 'em to the Pit - Ultra Thrash