Festival
Hellfest 2018
Converge
22/06/2018

CONVERGE sur la scène Warbird du Download Festival 2018
United Rock Nations

«Entre chant clair hurlé et cris de corbeau saturé, Jacob Bannon mène Converge d'une main assurée et devant un public qui ne pouvait rêver mieux»

Créé 15/06/2018


Malgré une tête d'affiche aussi imposante qu'Ozzy Osbourne, le Download Festival a prévu le coup avec Converge en Warbird Stage pour les amateurs de Punk Hardcore aux influences diverses. Ce set s'ouvre dans les ombres et devant un public réduit, un cadre intimiste qui sied finalement assez bien au déferlement de violence qui s'apprête à se produire, alors que la majorité du grand public est devant la Main Stage.

La ligne de guitare angoissante de « Reptilian » ne trompe personne et les premières acclamations en provenance de la fosse se font entendre lorsque Jacob Bannon, le chanteur, arrive. Il semble s'échauffer physiquement sur scène, ce qui laisse présager un show scénique explosif et agressif. La batterie de Ben Koller claque sur ce premier morceau avec une fougue presque aussi entêtante que les lignes rythmiques du Black Metal le plus pur. L'ensemble du groupe est très investis et les musiciens s'agitent en tous sens. Nate Newton, le bassiste, rivalise de fureur avec le chanteur, totalement survolté que ce soit dans sa ligne mélodique ou dans son jeu de scène. Le public présent ne regrette pas un seul instant d'avoir choisi Converge plutôt qu'Ozzy Osbourne car le concert de ce soir promet de faire date. Les chansons qui s'enchaînent, « Dark Horse », « Aimless Arrow » ou encore « Under Duress », agissent instantanément sur un public en grande partie déjà conquis. La voix saturée du bassiste dans les notes graves contraste à merveille avec celle du chanteur, réputé pour ses screams aigus et qui évoqueraient presque un oiseau de proie. Mais il y en a pour tous les goûts puisque certains titres joués ce soir sont dans une veine bien plus Punk, chaotique et entraînante. Jacob Bannon est avare en paroles, laissant parfois échapper un : « Okay, merci beaucoup à tous. », mais jamais beaucoup plus.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la fosse reste relativement calme, préférant une sorte de transe hypnotique à un déchaînement de violence, ce qui donne un relief neuf à la prestation de Converge. Les changements rythmiques sont impressionnants, tout comme la complexité des morceaux, pourtant parfaitement restitués en live et bénéficiant d'un mixage impeccable. « Heartless » mais aussi « The Dusk in Us » sont saluées par des applaudissements chaleureux venant d'un public ravi de voir un tel groupe sur scène, d'autant plus que la performance est à la hauteur de toutes les attentes possibles. Avant « Trigger », le frontman prend enfin la parole : « Merci ! Il y a Ozzy Osbourne qui joue là-bas p***** et vous êtes ici ! Si on m'avait dit qu'il y aurait un groupe qui jouerait en même temps qu'Ozzy, et que ce serait nous, et que vous seriez ici pour nous voir, je n'y aurais pas cru ! ». L'émotion est palpable dans cette déclaration, et le fait de voir le groupe touché de la fidélité de son public et de la curiosité de certains amateurs motive la fosse. Plus le set avance, plus sa langue se délie : « Merci beaucoup tout le monde. Il nous reste quelques chansons, et celle-ci s'appelle « Eagles Become Vultures ». » et il n'hésite désormais plus à introduire et présenter les morceaux qui sont joués, jusqu'au rappel et au salut final.

Entre chant clair hurlé et cris de corbeau saturé, Jacob Bannon mène sa barque, lancée à toute allure, d'une main assurée et devant un public qui ne pouvait rêver mieux qu'un concert de Converge aussi énergique et brillant !


Setlist de Converge :

1- Reptilian
2- Dark Horse
3- Aimless Arrow
4- Under Duress
5- A Single Tear
6- Drop Out
7- Heartless
8- Arkhipov Calm
9- The Dusk in Us
10- Trigger
11- Eye of the Quarrel
12- Broken by Light
13- Eagles Become Vultures
14- Empty on the Inside
15- I Can Tell You About Pain
16- Last Light
RAPPEL
17- Cannibals
18- Concubine