Report, BEYOND THE BLACK au Zénith de Paris le 04/02/2017 !
Peetoff
Journaliste

«En un peu moins d'une demi-heure le groupe aura fait la démonstration qu'il faudra compter sur eux à l'avenir. »

Créé 04/02/2017
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Il fallait oser le pari, et bien je peux vous dire qu'il est gagné. Programmé il y plus d'un an, le concert annonce Sold Out. Rappelons qu'EPICA avait rempli l'Olympia il y a 2 ans, que POWERWOLF avait fait de même au Trabendo et ce n'est pas avec l'ajout des très bon BEYOND THE BLACK que j'imaginais voir cette affiche arriver à remplir le Zénith de Paris. Et bien si mes amis, contrat rempli. Ce soir nous aurons donc le droit de voir EPICA en tête d'affiche car la tournée avec POWERWOLF se déroule en co-headliner et ils intervertissent en fonction des pays.

Il est donc 19h quand le très prometteur groupe Allemand, BEYOND THE BLACK, investi les lieux. Pas facile d'ouvrir devant les deux mastodontes qui vont suivre. Avec deux albums à leur actif et une bonne notoriété scénique, le combo ne semble pas avoir la moindre appréhension en se présentant sur scène et va proposer un set de très grande qualité. Malgré un son un peu capricieux, les cinq musiciens font le job et nous gratifient d'une très bonne présence scénique. JENNIFER HABEN est en voix, et malgré la jeune carrière du groupe elle n'a déjà rien à envier des plus grands du circuit.

Le metal symphonique de BEYOND THE BLACK est déjà très abouti et ravi le public présent, notamment sur LOST IN FOREVER et SHINE AND SHANE ou les refrains seront repris en choeur. En un peu moins d'une demi-heure le groupe aura fait la démonstration qu'il faudra compter sur eux à l'avenir.

Setlist BEYOND THE BLACK :
1. Lost in Forever
2. Hallelujah
3. Drowning in Darkness
4. Shine and Shade
5. Running to the Edge

Après une courte pose le rideau tombe et nous laisse admirer la scène imposante des Allemands de POWERWOLF. Ils bénéficient des mêmes conditions qu'EPICA tant à la place allouée qu'aux lights et pyrotechnie. Les gigantesques back drop couvrent l'intégralité du fond de scène ainsi que les côtés. Le système d'estrade permet de disposer la batterie au centre et de chaque côté de celle-ci, sont positionnés deux synthés identiques permettant à FALK MARIA SCHLEGEL de faire des allers retours quand il n'est pas occupé à faire le show avec les fans.

C'est sur l'intro LUPUS DAEMONIS que les loups, maquillés comme à leur habitude, investissent la scène. Sur les premières notes de BLESSED & POSESSED nous sommes en droit de nous demander quel est le groupe de tête d'affiche tant le Zénith est en ébullition. Il y a un nombre incroyable de fans du combo Allemands arborant fièrement leur T-Shirt à l'effigie des loups. Tout au long du set de près d'une heure et quart le public reprendra en choeur la majorité des refrains du groupe comme sur, ARMY OF THE NIGHT, DRINK YOUR BLOOD et autres RESURECTION BY ERECTION. La setlist de POWERWOLF est un véritable best off, allant des tout début du groupe jusqu'aux productions les plus récentes.

La meute nous gratifie d'un concert de haute volée. Tout y est méticuleusement calculé, des lights aux changements de décors et des effets pyrotechniques. Le spectacle est vraiment grandiose et digne des concerts des 80 avec décors et lights show conséquent. Pour couronner le tout les membres du groupe sont très accessibles et jouent énormément avec leur public. Je n'oublierai pas Mr ATTILA DORN qui à grands coups de, MES AMIS, se fendra de nombreux petits discours et plaisanteries dans la langue de Molière.

Pour conclure ce grand moment, ATTILA DORN sortira son encensoir sur le dernier titre du set, LUPUS DEI, au grand dam du public qui en redemande encore et encore. Fan ou pas de POWERWOLF, peu importe, force est de constater que les Allemands savent faire le show et en donnent un maximum à ses fans. Bravo et merci Messieurs.

Setlist POWERWOLF :
1. Blessed & Possessed
2. Army of the Night
3. Amen & Attack
4. Coleus Sanctus
5. Dead Boys Don't Cry
6. Sacred & Wild
7. Armata Strigoi
8. Let There Be Night
9. Resurrection by Erection
10. Werewolves of Armenia
11. We Drink Your Blood
12. Sanctified With Dynamite
13. In the Name of God (Deus Vult)
14. Lupus Dei

Après un peu plus d'une demi-heure d'attente, voici que retentit l'intro EIDOLA, annonçant l'arrivée des Hollandais sur scène. Deux ans donc après leur venue à l'Olympia et au HellFest, EPICA est de retour en France pour le plus gros concert en salle, à ce jour, du groupe. A l'instar des Allemands, EPICA bénéficie aussi d'une mise en scène très soignée. Même système d'estrades permettant d'avoir la batterie d'ARIEN VAN WEESENBEEK au centre et une idée originale de mettre le synthé de COEN JANSSEN sur des roulettes ce qui l'autorisera à faire des ballades sur toute la largeur de la scène.

Coté lights, des blocs de leds seront rajoutés ainsi que des lasers sous des triangles de verres nous rappelant les hologrammes, ce qui sera du plus bel effet. Il y aura la aussi le lot de pyrotechnie et artifices qui seront pour moi, sous exploités sauf sur BEYOND THE MATRIX, moment intense du concert.

Niveau setlist, comme on pouvait s'en douter, la part belle sera donnée à leur dernier et fantastique album, THE HOLOGRAPHIC PRINCIPLE, avec pas moins de huit titres interprétés sur les douze que compte l'album. Donc pas énormément de place pour le reste de la discographie du groupe. Mais ce n'est pas pour autant qu'ils en oublient leur début de carrière avec THE OBSESSIVE DEVOTION, SENSORIUM et le retour du magistral (pour moi) SANCTA TERRA.

Venons en a l'interprétation scénique de nos Hollandais visiblement heureux devant ce parterre de fans plus nombreux qu'à l'accoutumé. La magnifique SIMOME SIMONS est fidèle à elle-même, très en voix. Elle passera le concert à démontrer la complicité qu'il y a entre chaque musicien. COEN JANSSEN est quant à lui le pitre de la bande, n'hésitant pas à perturber ses camarades de jeux. Le Sieur a toujours le sourire aux lèvres et c'est un véritable plaisir de voir un musicien prendre autant son pied sur scène. ARIEN est lui un véritable métronome et ses parties de batterie ainsi que son énergie apportent un réel plus à la musique d'EPICA. Il en va de même pour la pair de guitariste MARK JENSEN et ISAAC DELAHAYE, aucuns reproches ne peut leur être fait. La maîtrise et les growls de MARK sont un véritable bonheur pour le fan que je suis. ISAAC est lui de plus en plus surprenant, arrivé en 2009, j'ai l'impression qu'il est maintenant au top de son jeu et c'est une joie de l'écouter jouer ses magnifiques solos. Il donne l'impression d'être le plus heureux et avec son implication sur le nouvel album du groupe, personne ne viendra me dire le contraire.

Malgré tout cela, il me faut bien vous avouer une déception ce soir. Le son bon dieu, le son. Beaucoup trop fort à mon goût et surtout les samples qui doublent la voix de SIMONE. Trop d'aigus et trop de puissance, ce qui couvre sa voix plutôt que de l'accompagner. Le synthé et les arrangements de COEN sont eux aussi à un niveau trop élevé ce qui couvre les guitares et on perd l'agressivité qui caractérise si bien le dernier album du groupe.

Malgré tout j'aurais vécu un très bon moment et ce n'est pas les trois titres joués en rappel que me feront bouder mon plaisir. Le groupe revient sur scène sous une Marseillaise lancée au synthé par COEN et chantée par un Zénith comble. Ils finiront donc cette magnifique soirée par trois must du groupe, SANCTA TERRA, BEYOND THE MATRIX qui sera pour moi le point culminant de la soirée et le toujours aussi orchestral CONSIGN TO OBLIVION.
Un grand merci donc à vous tous et rendez-vous au DOWNLOAD cet été.

Setlist EPICA :
Intro. EIDOLA
1. Edge of the Blade
2. A Phantasmic Parade
3. Sensorium
4. Universal Death Squad
5. Divide and Conquer
6. Storm the Sorrow
7. The Essence of Silence
8. The Obsessive Devotion
9. Ascension - Dream State Armageddon
10. Dancing in a Hurricane
11. Unchain Utopia
12. Once Upon a Nightmare
13. Sancta Terra
14. Beyond the Matrix
15. Consign to Oblivion