Chroniques
Slaves
2016

Walking Dead On Broadway
Anibal BERITH
Journaliste

01/11/2016
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Pour la sortie du second album des deathcoreux allemands Walking Dead On Broadway, "Slaves", à paraître le 11 novembre prochain, Michael, l'un des deux guitaristes s'est confié au micro de United Rock Nations.

Salut Michael, merci de nous accorder un peu de ton temps pour cet interview. La sortie du second album de Walking Dead On Broadway est imminente (le 11 novembre) alors nous aimerions en savoir plus sur vous et sur ce deuxième opus qui s'annonce prometteur!

Formé en 2009, dis m'en plus sur le groupe et pourquoi ce nom?



Hey Hey, merci pour ta demande d'interview et au temps que tu nous accordes!
Le nom vient de notre ancien chanteur James. Il a eu cette idée après une longue soirée à mater des films de zombies avec son plus vieil ami “Jack Daniels”, haha. Quand nous nous sommes retrouvé à la salle de répet' quelques jours plus tard, il nous a donné son idée et ça nous a plu.
Depuis 2010, rien n'est plus important que le nom de ce groupe brutal aussi long qu'un annuaire, haha. L'idée de fonder ce groupe vient de notre batteur et de notre ancien chanteur qui avaient envie de former un groupe de heavy metal. C'est de cette idée folle, qu'ils cherchèrent d'autres musiciens. Je suis le troisième à avoir rejoint le groupe et les autres sont arrivés quelques semaines plus tard.

Votre premier album est sorti en 2014, pourquoi avoir entendu 5 ans pour le réaliser?



Le groupe date de 2009 et nous avons enregistré une démo de 2 titres en 2010 donc nous avons attendu 4 ans, haha :)
En mars 2012, nous avons sorti notre 1er ep „Welcome To Corpse Wonderland“, sans label et avons joué de nombreuses dates pour la promotion de ce dernier.
Je ne me souviens pas très bien mais je crois que nous avons commencé à écrire “Aeshm” vers la fin 2012. Nous l'avons enregistré en milieu 2013 et nous sommes entrés en studio en août de cette même année pour enregistrer le chant. L'enregistrement final après la mastérisation et le mixage est intervenue en janvier 2014 et nous avons démarché de nombreux labels. Il a fallu attendre 2-3 mois pour avoir des réponses et c'est Impericon Records qui fut intéressé par notre musique et qui nous signa en juillet 2014. Nous sommes par la suite entrer en phase promotionnelle.

Lorsque vous composez, comment travaillez vous, qu'est ce qui vous inspire?



Max et moi écrivons les riffs des guitares dès le départ. Nous retenons ceux qui nous semblent les meilleurs et les travaillons en détail sur nos guitares. Lorsque cela nous semble bon, on les partage avec le reste du groupe et regardons quel rythme de batterie nous pouvons y apporter.
Ensuite, nous travaillons le chant. C'est comme ça que nous travaillons actuellement. Les groupes qui nous inspirent sont Whitechapel, Chelsea Grin and Suicide Silence car ce sont les groupes que nous écoutions le plus lorsque nous avons démarré.

Lorsque j'ai écouté votre prochain album 'Slaves', je l'ai trouvé brutal et terrifiant. Pourquoi cet univers, quel est le message?



Parce que c'est le monde dans lequel nous vivons. Notre société est aveugle et beaucoup de gens sont contrôlés à travers notre monde car ils pensent que c'est la seule façon d'exister. Mais c'est faux. Chacun doit choisir sa propre voie et ne pas écouter les politiciens, les religieux, les médias. Il est important de construire sa propre opinion, de suivre sa route et de ne pas être l'esclave des puissants.

A quoi peuvent s'attendre les fans avec “Slaves” et quelles sont les évolutions par rapport à “Aeshma”?



Slaves est définitivement plus heavy qu' Aeshma. Nous avons essayé de nouvelles choses sur cet album et le résultat nous plait davantage que celui d' Aeshma. Nous sommes fiers d'Aeshma mais nous sommes plus emballés par Slaves et nous sommes plus à l'écoute que sur Aeshma car nous avons vécu beaucoup d'expérience durant le période entre les 2 albums.

Comment avez vous travaillé sur cet album (studio, producteur, ingé son...)?



Max a enregistré les guitares. Il a tout ce qu'il faut pour le faire. Ainsi, nous avons beaucoup de temps pour enregistrer les guitares et ça nous coûte rien haha. La batterie et le chant sont directement enregistrés en studio. Nous avons travaillé à nouveau avec notre ami Christoph Wieczorek de Sawdust Recordings. Nous sommes très proches et il sait exactement ce que nous attendons.

Pourquoi avoir choisi ‘Pitchblack' comme chanson promotionnelle? Sur ce titre, nous entendons deux voix, est ce Robert qui fait les deux?



Pitchblack est une des pistes de Slaves sur laquelle nous avons essayé de nouvelles choses. Pour cette chanson, nous avons travaillé pour la première fois avec des crochets et des mélodies. Ce n'est pas un titre typiquement deathcore pour lequel les gens pourraient dire “okay, même chose qu'avant”. Nous avons voulu montrer à nos fans que nous avons progressé au cours de ces deux dernières années. Mais pas d'inquiétude, Slaves est plus puissant, plus lours que Aeshma, haha.

Robert chante toutes les chansons sans featuring. C'est lui qui fait toutes les variations de chant. Sur Pitchblack, c'est une voix robotisée qui donne cet effet, ce n'est pas Robert. Cet effet donne du sens à Slaves, nous l'utilisons pour l'intro également.

Comment obtenez vous ce son de guitare? Utilisez vous un matériel spécifique?



Non, rien de spécial. Nous jouons avec une 7 cordes Ibanez avec 25,5 or 26,5 scale. Max avec une AXE FX et moi une Peavy 6534+

Dis m'en plus sur l'artwork de Slaves



Nous voulions une cover qui soit un miroir de notre société actuelle. Nous avons donc choisi ce qui se fait de plus fort sur terre actuellement. Religion, politique et magistrature. Au milieu, il y nous les humains comme des “esclaves” de cette société, de ces forces...

Merci Michael pour ses réponses et la rédaction de United Rock Nations se joint à moi pour vous souhaiter un grand succès pour "Slaves"! A bientôt en tournée!



Merci beaucoup pour cet interview, ce fut un plaisir

Propos recueillis par Anibal Berith le 19 octobre 2016.