Vinyle
Carmziofa
Journaliste

VULCAIN

«Du haut de l'enfer, l'âme divine de Lemmy a inspiré nos français de Vulcain faisant de ce ''Vinyle'' un chef d'oeuvre de heavy metal à classer parmi les meilleurs du genre !»

11 titres
Heavy Metal
Durée: 38 mn
Sortie le 28/09/2018
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Carm Ziofa
Journaliste




Fred H
Journaliste





La Chronique de Carm Ziofa


Dans la mythologie romaine, Vulcain était le dieu romain du feu, des volcans, celui qui tenait ses forges sous l'Etna. En 2018, il va falloir revoir la définition du mot Vulcain dans les ouvrages scolaires voire le Larousse. Dorénavant, Vulcain sera le synonyme du heavy metal furieux, burné, brulant comme le feu de l'enfer.

37 ans après la création du groupe, Vulcain continue à envoyer du lourd et ce nouvel album "Vinyle" ne déroge pas à la règle. Les frères Puzio ont bien fait de se reformer en 2009 (après une pause de près de 10 ans).

"Vinyle" c'est le "Overkill" de Vulcain. Un peu comme si on était le 24 mars 1979, date de sortie du chef d'œuvre de Motorhead. Tous les ingrédients sont réunis pour nous faire headbanguer et se dire finalement que le Heavy Metal de Vulcain c'est la base de ce quel'on a toujours fait de mieux en France dans ce style.

En effet, que l'on soit dans un registre hyper-speed ("Héros", "Motör" ou "Dans les Livres") ou dans un registre plus calme ("Décibel" qui je ne sais pourquoi me rappelle le groupe français Speed Queen), Vulcain assure et nous réjouit.

Notre coup de coeur va à "Darling", un brulot heavy entrainant ! Les riffs du couplet sont hyperefficaces et la section rythmique emballe tout en mode headbanguing. Dans ce titre, c'est comme s'il y avait un peu d'AC/DC (coté rythme) et un peu de Trust (coté chant).

Et nos coups de coeur ne s'arrêtent pas là. "Borderline" déboule comme un canon avec un refrain-hymne et un solo à faire pâlir les plus groovy des guitaristes. Et puis il y a ce magnifique mid-tempo "Backline Music", à la fois rock'n'roll et heavy qui prouve que Vulcain en a encore sous la pied.

Du haut de l'enfer, l'âme divine de Lemmy a inspiré nos français de Vulcain faisant de ce "Vinyle" un chef d'oeuvre de heavy metal à classer parmi les meilleurs du genre ! Merci !



La Chronique de Fred H


En 1998, après dix-sept ans d'existence, Vulcain sortait une rondelle au nom prémonitoire.... "Stoppe la machine". En effet, le groupe se séparait officiellement peu après. Une grosse décennie plus tard, le combo annonçait son retour aux affaires : Sur scène d'abord (Hellfest, tournées européennes, dates avec le regretté Lemmy et sa bande) puis la sortie d'un nouvel opus baptisé « V8 » (2013).
Pour célébrer les trente ans de « Rock'n'Roll Secours » (paru en 1984), nos frenchies allaient même jusqu'à réenregistrer cette oeuvre culte. A la suite, ils décidaient de créer leur propre label indépendant, Desperado (référence à leur second skeud).

En cette année 2018, les frangins Puzio (Daniel à la guitare/chant et Vincent à la basse) et le « petit » Marc Varez toujours arrimé derrière ses fûts nous reviennent avec un neuvième effort studio baptisé « Vinyle ».
Comme le souligne le trio : « Nous sommes nés à l'âge du disque microsillon, et heureusement le format est toujours là après l'avoir presque perdu pour toujours ... En choisissant ce nom comme titre pour l'album, nous voulions rendre hommage à ce support et faire preuve de respect envers les vrais fans de rock! ». C'est chose faite (et plutôt très bien faite) avec plusieurs compos consacrées à leur passion : le Rock N' Roll (plus de trois décades consacrées au genre ce n'est pas rien). Nos Motörhead français (et plutôt carrément fiers de l'être) évoquent la célèbre galette noire (l'énergique morceau éponyme), les aînés et les bons lieux pour causer, boire un verre et s'écouter de la ‘zique ('Backline Music' et son riff AC/DCien, 'Décibels') et - on pouvait s'en douter - la figure légendaire/leader du bombardier britannique disparue fin 2015 (l'évocateur 'Motör'). Musicalement, on est toujours très proche du gang anglais de référence. La 4-cordes de Vincent (une Rickenbacker bien sûr) bastonne. Coté batterie, ça tabasse grave aussi (double grosse caisse sur l'énervé 'Dans Les Livres').
Daniel nous balance ses grosses rythmiques incisives ("L'Arnaque") et quelques solos inspirés ("Darling"). Notre homme crache toujours ses textes parfois engagés (les dérives "Borderline", les scandales financiers "L'Oseille"), tantôt nostalgiques ("Héros") et propose rien de moins que la future phrase choc pour une prochaine campagne de sensibilisation de la prévention routière... « Sur les routes les highway je garde le "Contrôle"». Bref, du Vulcain comme on l'aime, de la bière dans les veines et du bon Rock dans le cœur !

Hardeuses, Hardos,… réjouissez-vous car les grands frères de Vulcain sont toujours là... laissez-tomber vos boules quies …. Ressortez vos bonnes vieilles platines, placez-y ce "Vinyle" et tournez le bouton du volume au maximum. Rooock and Roooooll bordel !.
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