NE OBLIVISCARIS
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Extreme Progressive Metal

URN
Julien Pingenot
Journaliste

NE OBLIVISCARIS

«Ne Obliviscaris signe, avec ''URN'', son album le plus abouti !»

6 titres
Extreme Progressive Metal
Durée: 45 mn
Sortie le 27/10/2017
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Formés en 2003, les australiens de Ne Obliviscaris ont su s'imposer comme un groupe phare de la scène métal progressive extrême. En effet, les australiens nous propose un métal alliant black, death mais aussi incorporent des éléments de musique classique. Même s'ils se sont formés en 2003, c'est en 2007 que cela commence réellement lorsqu'ils publient leur première démo : « The Aurora Veil ». S'ensuit deux albums studios : « Portal of I » en 2012 et « Citadel » en 2014. Deux EPs sortiront entre « Citadel » et « URN », le nouveau long format du groupe.

« Libera (Part I) - Saturnine Sphere » commence très tranquillement, en nous laissant profiter du talentueux bassiste de la formation qui tout au long de l'album proposera des lignes de basses virtuoses. « Libera » est un morceau ambitieux (pratiquement 10 minutes) qui nous propose une alternance de chants, un chant clair maîtrisé à la perfection avec plusieurs fulgurances tout au long de l'album. Et l'autre chant, qui est un growl, efficace et utilisé a bon escient mais qui est moins impressionnant que le chant clair car assez commun, mais cela rajoute une dimension supplémentaire au morceau pour ainsi le rendre plus épique et inoubliable. Un autre élément propre à Ne Obliviscaris est d'avoir un violoniste au sein de sa formation qui apporte une dimension classique aux compositions.

Le violon se démarque réellement dans : « Libera (Part II) – Ascent of Burning Moths » qui est un très court morceau et qui fait la part belle au violoniste en nous proposant un morceau calme et empli de mélancolie. Ce morceau est comme une pause suite à la furie qu'était le premier morceau.

Suite à ce petit interlude, l'album continue de nous envoûter avec « Intra Venus » et sa basse omniprésente qui rend le morceau mémorable, notamment sur l'intro et vers la fin du morceau où les lignes de basse qui nous sont proposées sont juste virtuoses. Mais c'est avec « Eyrie » que le groupe exploite au mieux toute sa capacité de composition et nous propose un très long morceau (même si pour le prog c'est la durée minimum). En effet, sur ce quatrième morceau le groupe prend son temps pour nous proposer un morceau extrêmement dense que ce soit dans la composition, les différents chants, le violon qui entraîne le morceau dans une autre dimension... . De plus, le morceau n'est pas avare en passages puissants ou calmes et arrive bien a alterner les deux ambiances.

Et même si je n'en ai pas encore parler mais les gratteux sont tout aussi bons, malgré le fait qu'ils soient quelque peu éclipsés par le violon même si de jolis soli sont aux rendez-vous notamment sur le sublime « Eyrie », mais aussi sur l'intro de: « Urn (Part I) – And Within the Void We Are Breathless » où on a droit a du tapping par exemple.

Et enfin viennent les deux parties du morceau URN à savoir : « Urn (Part I) – And Within the Void We Are Breathless » et « Urn (Part II) – As Embers Dance in Our Eyes », et on peut dire que ces deux morceaux représentent réellement Ne Obliviscaris ! En effet, la première partie est très technique et puissante. De plus c'est un morceau avec beaucoup d'éléments Black Metal notamment dans le riffing, le violon est aussi très dissonant et le growl est majoritairement utilisé, et pour le coup c'est plus un chant black. La seconde partie marque une légère pause avant de reprendre ce qu' avait commencé la première partie. Cette seconde partie est beaucoup plus directe et tout les éléments « classique » comme le violon son absent en ce début de morceau. Ce n'est qu'au milieu du morceau que cela devient plus « lumineux » avec l'arrivée du chant clair. Enfin ce morceau et l'album, se concluent tout en puissance et le son des guitares diminue progressivement comme une tombée de rideau.

Ne Obliviscaris revient en 2017 avec un album juste incroyable ! « URN » est grandiose, magistral, sombre,... enfin, avec ce « URN » les australiens nous offre une bien belle pièce qui arrive a combiner énormément d'éléments sans que cela nous paraissent trop. Chaque choix de composition est juste. Bref, un grand cru de cette année 2017 !