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Nu Metalcore

Unreal
Enora
Journaliste

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«''Unreal'', l'album d'un groupe qui semble stagner et ne rien proposer de neuf»

13 titres
Nu Metalcore
Durée: 40 mn
Sortie le 06/10/2017
968 vues

« Unreal » est le troisième album du groupe américain My Ticket Home. Quatre ans après « Strangers Only », on se demande bien ce que le groupe a pu nous préparer avec cette nouvelle création, je vous propose de commencer dès maintenant !

On débute sans attendre avec « Thrush », un morceau lourd à souhait sur lequel se superpose une voix fantomatique au timbre assez agréable. Un scream résonne puis la voix se durcit mais on trouve toujours la même atmosphère hypnotique. Les lignes musicales s'alternent entre passages minimalistes et riffs agressifs. La composition plus lente et presque dissonante de « Flee The Flesh » propose une ligne de basse essentielle au morceau que les guitares semblent accompagner sous la voix. « Flypaper » reprend des codes plus traditionnels dans le Post-Hardcore au niveau de la ligne instrumentale mais la voix conserve sa douceur et presque sa sensualité, même si elle semble ici assez malsaine à mesure qu'on s'approche du scream. Sur « Time Kills Everything », on découvre un titre planant et atmosphérique où les instruments s'effacent derrière le chanteur.

Avec « Hyperreal », les choeurs accompagnent une composition musicale à plusieurs étages puisqu'on trouve une ligne rythmique assez régulière, une basse qui gagne en intensité ou se met en retrait selon les moments et les guitares qui se répondent. Le scream se fait assez rare jusqu'à maintenant. « Redline » a d'étranges accents d'anciens albums de Linkin Park, je vous laisse vous faire votre propre idée. « Joi » m'évoque plutôt certains morceaux d'Architects, en particulier dans les accents de la voix, parfois presque parlée. « Gasoline Kiss » n'apporte rien de plus à l'album mais est l'occasion de souligner le très bon mixage de « Unreal ».

L'ambiance se fait plus énergique avec « Cellophane » après une introduction assez posée et calme. L'ouverture à la guitare sur « Down Life » est très agréable et donne un ton plus travaillé à la chanson. La batterie se voit également accorder une place plus importante. Le riff de guitare grave de « We All Use » lance la ligne rythmique, ensuite reprise par la basse, mais l'intérêt du morceau s'arrête là. « Melancholia » me rappelle le début de l'ambiance de « Snuff » de Slipknot mais elle prendre vite un virage plus Metalcore. L'album s'achève sur la balade « Visual Snow » qui est assez intéressante dans sa composition. Les effets du la voix s'harmonisent très bien avec la guitare et la ligne de batterie discrète.

J'avoue ne pas être convaincue par cet album tant certains morceaux semblent prometteurs et d'autres sans intérêt. On a l'impression que le groupe fait du sur-place et n'arrive pas à avancer, à se renouveler, à proposer quelque chose de nouveau.