BLOOD FREAK
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Grindcore

Total Destruction of the Human Form
Anibal BERITH
Journaliste

BLOOD FREAK

«Très bon album de grindgore aux touches old school, ''Total Destruction of the Human Form'' dévaste tout sur son passage en se référant à ses ainés.»

15 titres
Grindcore
Durée: 35 mn
Sortie le 31/10/2017
1048 vues
Voilà un album très sympa à écouter pour cette fin d'année surtout en période d'Halloween; car oui l'album sort le 31 octobre et qu'il s'inscrit parfaitement dans cette fête où les zombies, vampires et autres monstres sont à l'honneur sur fond d'horreur et de ..... carnage....ici!

Formé il y a près de 15 ans (2003) par le leader et unique compositeur Maniac Neil, Blood Freak officie dans un grind technique dont l'inspiration provient des films d'horreur des années 70/80, voilà un thème intéressant pour tous les fans de gore et de grind. Du coup, nous n'avons pas à faire avec du grindcore mais avec du grindgore aux touches death metal old school.

Avec une production régulière d'un album tous les trois ans, le one man band (3 sur scène) nous pond sa sixième galette ''Total Destruction of the Human Form'' en utilisant une recette qui a fait ses preuves, un bon grind technique aux inspirations thrash et death old school ce qui rend l'univers du combo américain intéressant car bien plus varié et innovant qu'un groupe de grind classique qui ne fait qu'envoyer la purée pour envoyer la purée!

Le premier constat se fait par l'architecture de l'album, beaucoup de titres comme souvent en grind mais surtout 35 minutes!! Un record!! Le gars a donc des choses à nous dire et c'est ce que nous allons voir de suite

Attaquant avec une intro stridente et dérangeante ''Introduction'', on entre après un peu plus d'une minute dans le vif du sujet avec le direct et énergique ''Filthworm''. Tout y est, les riffs dissonants et rapides, les blast beats, le son crade mode je suis au fond du garage de chez maman mais le tout avec subtilité comme le changement de rythme, de tempo, la voix plutôt death que grind et bien sûr l'univers de l'horreur si cher au groupe.

Les titres déroulent sans aucune pause comme un DJ enchaîne son mix, avec puissance et brutalité: un véritable rouleau compresseur dévastant tout sur son passage. Dans toute cette musicalité (si je puis dire), on perçoit des éléments thrash (''Convulsions''), heavy (''Melted and Splattered'', ''Drowning in Sewage'') et même rock'n'roll , wow du grind'n'roll (''Gnawgasms'' et ''Abattoir of Depravity'').

Globalement, l'album bourrine, dépèce, broie, anéantie tout ce qui bouge. Blood Freak ne fait pas dans la dentelle et le fait bien avec des plans rappelant les meilleurs voire créateurs du genre (Napalm Death) avec ''Necrotic Pleasures'' ou encore ''Cartilage''.

Le timing de l'album est idéal, juste ce qu'il faut pour ne pas en redemander en clôturant avec les terribles ''Abattoir of Depravity'' et ''Total Destruction of the Human Form'', qui, d'une durée équivalente (2'07'') finissent le job pour enterrer ce qu'il reste de votre corps mutilé.

On se délecte donc de cette violence exacerbée, de ce déploiement de brutalité fait avec précision, on apprécie les touches old school et gore qui montrent que les teutons cinéphiles ont la culture Heavy Metal au sens large malgré le style choisi pour le démontrer; le Metal est une grande famille qui propose une large diversité, cet album en est la preuve, à écouter sans plus attendre!

Anibal Berith