THRESHOLD
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Progressive Metal

Legends of the Shires
Herger
Journaliste

THRESHOLD

«Un album qui va marquer la carrière de Threshold, un double album conceptuel qui les place au Panthéon du Style à côté des Dream Theater et consorts. Un des meilleurs albums de Metal Progressif de cette rentrée voire de l'année entière.»

14 titres
Progressive Metal
Durée: 82 mn
Sortie le 08/09/2017
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Ce début de rentrée est marqué par la qualité. Déjà le dernier Eloy m'a emballé mais ce dernier petit bijou de Threshold me confirme cela. Les Britanniques sortent leur onzième opus qu'ils ont nommé ''Legends of the Shires'' sur Nuclear Blast.

Groupe formé au début des années 90 au Royaume Uni, il est peu connu chez nous, alors qu'il est respecté par la critique pour sa qualité. Malheureusement, il n'est encore qu'un groupe de première partie chez nous. Threshold a décidé de se donner les moyens en signant avec le label allemand. De plus le groupe n'a pas connu trop de changements de personnel sauf au niveau du chant car leur chanteur emblématique Andrew ''Mac'' McDermott est décédé en 2011 et a été remplacé par Damian Wilson jusqu'il y a peu pour voir le retour de leur chanteur de l'époque de leur très bon album ''Psychedelicatessen'' Glynn Morgan. Déjà avec leur album précédent, le groupe avait repris ''du poil de la bête '' mais avec ''Legends of the Shires'' il confirme son regain de forme.

Pour décrire ce que compose Threshold, on peut dire sans trop se tromper que c'est un croisement de Heavy Métal et de Progressif. Pour la partie Heavy, on retrouve les riffs saturés comme on peut l'entendre sur le titre rapide et rugueux ''Small Dark Lines'', et des soli de guitares. Il propose aussi des refrains fédérateurs bien sentis.
Les éléments progressifs sont nombreux : utilisation d'orchestration, de nappes de claviers, présence de sonorités électroniques comme on peut l'entendre sur ''The Man Who Saw Through Time'', et bien sûr des développements musicaux, comme c'est le cas sur ''Lost In Translation''. Tout cela sous forme de titres à l'ambiance sombre et mélancolique comme ''Swallowed''.

Glynn Morgan possède une voix beaucoup plus proche du défunt chanteur Andrew McDermott, et semble plus variée que celle de son prédécesseur qui possédait une voix vraiment typique Heavy, plus aiguë et plus lyrique. On peut se rendre compte de ses qualités de chanteur sur ''Subliminal Freeways''.

La qualité des 14 titres est vraiment présente. On peut trouver des morceaux plus accrocheurs, comme c'est le cas avec le titre''Small Dark Lines'', mais aussi ''Superior Machine'' qui se rapproche de ce que faisait Dream Theater sur ses premiers opus. On trouve des morceaux plus mélancoliques comme ''Swallowed'' clôturant l'album que j'ai déjà cité ou ''Subliminal Freeways''. N'oublions pas les titres comme ''State of Independance'' plus alternatif et presque pop dans ses refrains.
''The Man Who Saw Through Time'' ou '' Lost In Translation'', les morceaux les plus longs de l'album, permettent de voir toute la dextérité des musiciens dans les différents passages instrumentaux et la qualité du chant de Morgan.

La production de Karl Groom et de Richart West apporte un son moderne et parfait aux titres. Quant à l'artwork, il est totalement réussi. Élaboré par Elena Dudina dans un style qui convient parfaitement à l'univers progressif des britanniques, il représente un château et une chute d'eau se déversant dans un cours d'eau rappelant l' Écosse. Quant au concept, il basé sur une nation cherchant sa place dans le Monde. Tous ces éléments ont permis aux compositions de s'épanouir.