Canto V
The Effigy
Journaliste (Belgique)

THE FRIGHT

«Un disque assez convenu qui peut plaire aux fans de ghotic rock en manque de leur musique favorite. »

10 titres
Metal
Durée: 43 mn
Sortie le 13/10/2017
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Le groupe allemand The Fright voit le jour en 2002. Officiant dans le gothic-rock, leur premier e.p. auto-produit « 7 Of The Blackest Songs Of Earth » se rapproche d'influence comme Danzig. Le groupe évolue ensuite sur les planches en première partie de groupe tel Lacrimas Profundere, Hardcore Superstar, etc... En 2008 un premier album « Dacabre » débarque sur les platines. Suivront alors plusieurs albums comportant leur passion pour des groupe comme The Cult, HIM, 69 Eyes, The Mission, Sisters Of Mercy où encore Type O Negative.

Cette année le groupe se retrouve au Waldstreet & Denroad Studio en compagnie du producteur Waldemar Sorychta (Tiamat, Lacuna Coïl, Moonspell, etc...) et le résultat de ce travail se retrouve sur le cinquième et nouvel album du groupe « Canto V ».

Guitare clean et pleine de réverbération, un peu version Wicked Game, « Bonfire Night » se modifie rapidement en typique rock gothique et il est très difficile de ne pas faire le rapport avec 69 Eyes. La compo en elle même est bonne mais vraiment classique du genre. Cela à au moins de mérite d'être clair dès le début. The Fright n'apportera rien à la scène sinon des compos proche des groupes que lui même adore. Entrée de « No One » avec plusieurs voix. La mélodie vocale se tient sur un rythme et des riffs assez convenus.

« Wander Alone » possède quelques touches de power metal dans le choix vocal du refrain, ce qui est assez étrange. Le To/Die/For des débuts se laisse percevoir sur les couplets mais nous en sommes encore éloigné malgré tout. Par contre nous nous en rapprochons énormément sur le plus metal « Love Is Gone » qui rattrape bien le mauvais goût entrevu sur le titre précédant.

Un grand piano et un chant pour lancer « Fade Away ». Nous sommes dans le domaine du slow gothic metal par excellence. Tout les clichés sont rassemblés en un seul titre, mais malgré tout, cela fonctionne. Le morceau est bon et les amateurs seront conquis. Riff répétitif et son de batterie apparaissant doucement, « Oblivion » s'en va lui piquer chez Sister Of Mercy. L'occasion de prêter attention au très bon son de basse et se rendre compte une fois encore de l'efficacité d'un rajout de vocaux féminin dans ce genre de titre.

Un départ plus brute sur « Leave » se fait remettre en question par une intervention synthé totalement inadéquate. Difficile de vraiment accrocher malgré que rien ne soit mauvais, peut-être un sentiment de trop entendu. Un peu de new wave année 80' pointe le bout de son nez sur « Drowned In Red ». Rien de transcendant mais agréable à l'écoute malgré tout.

La sortie des guitares sèches pour « Century Without A Name » présage le slow de l'album, malgré tout certains passages plus brutes se veulent intéressants. Au bout du compte ce morceau est celui qui nous rappelle le moins d'autres groupes du genre.
Percussion et guitares acoustiques présente « In Sicherheit », le titre de clôture de l'album. Chanté en allemand, ce changement n'apporte pas grand chose de plus. Bien qu'il nous faut avouer que la langue de Goethe colle parfaitement au style.

Il est toujours un peu dommage de ne pas adhérer à un album mais il est parfois difficile de faire autrement. Il est certain que le groupe fait ce qu'il aime et qu'il le fait assez bien. Mais malheureusement, nous retrouvons déjà ce qu'il compose chez ses principales influences et du coup n'avons pas vraiment de quoi nous rassasier avec cette nouvelle sortie. Au bout du compte, le fan habitué ne sera pas face à un mauvais disque mais il en connaîtra d'avance toute les facettes. Un peu plus de personnalité aurait aider à accrocher un peu mieux au travail accompli.