Smoke On This
The Effigy
Journaliste (Belgique)

REX BROWN

«Pour un premier album solo, Rex Brown s'en sort haut la main. Les fans de rock et de hard de tous bords sont priés de ne pas hésiter !»

11 titres
Rock
Durée: 44 mn
Sortie le 28/07/2017
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Né au Texas en 1964, Rex Brown est surtout connu des fans de Metal pour avoir été le bassiste de Pantera. Du Glam des débuts où il se nommait Rex Rocker jusqu'à la fin du groupe, Rex devient un pilier central avec sa basse qui permet de consolider le squelette rythmique qui deviendra typique de Pantera, laissant la place pour les envolées solos d'un certain Dimebag Darrel.

Après la fin de Pantera, Rex deviendra bassiste de Down pour l'album Down II et Down III : Over The Under. Il quittera ses compères en 2011 et restera en bons termes avec eux. Nous pouvons le retrouver dans divers enregistrements avec entre autre, Jerry Cantrell, Crowbar, Arms Of The Sun ou encore Cavalera Conspiracy.

En 2011 il crée Kill Devil Hill avec Vinny Appice (dio, Heaven And Hell) à la batterie, Mark Zavon (Ratt , Wasp) et Dewey Braag (Pissing Razor) au chant. Le groupe a publié deux albums pour l'instant. Kill Devil Hill en 2012 et Revolution Rise en 2013. Un nouvel album devrait voir le jour avec le nouveau batteur Johnny Kelly (Type O' Negative).

Rex prend le temps d'écrire une autobiographie en 2013 suivie d'un second livre en 2015. Cette année, nous retrouvons donc notre Rex Brown à la basse, mais aussi à la guitare et au chant pour la sortie de son premier album solo « Smoke On This ».

Un bruit de briquet qui s'ouvre et hop, c'est parti sur un riff acéré pour « Lone Rider ». Un bon gros son de rock-hard, le mixage des instruments est parfait. Le chant de Rex est malheureusement sous mixé par rapport au reste. Ce qui laisse à penser que notre homme qui n'est pas un grand chanteur, il faut bien l'avouer, n'est pas tellement sûr de lui pour les parties vocales. C'est assez dommage car tout comme un Ace Frehley, Rex possède son propre timbre et ne devrait pas amoindrir ce qu'il nous présente. Si il n'est pas un chanteur à voix, il possède ce qu'il faut pour accompagner ses propres compositions.

Le mid-tempo « Crossing Line » est typique du hard rock bluesy américain. Moins charmant que le premier titre, il n'empêche pas d'être un bon accompagnement à l'oreille. L'entrée acoustique de « Buried Alive » reviendra tout du long du morceau avec un relent Alice In Chain. Avoir travaillé avec Jerry Cantrell se comprend mieux à l'écoute de ce titre où l'on découvre plus facilement les points communs entre les deux hommes. On s'emballe soudain sur un riff qui rappelle un certain Pantera. mais il n'est nullement question de copie sur ce « Train Song ».

Petit voyage en Inde grâce à la sonorité employée, « Get Yourself Alright » joue au contraste. Calme au couplet et emballement au refrain. Rien de bien original mais assez efficace. La guitare acoustique fait son retour pour un « Fault Line » agréable mais terriblement téléphoné. Un slow comme il en existe des centaines, qui possède son charme et sera peut être apprécié par les oreilles d'un large public s''il daigne y jeter un oeil, ou une oreille, ça serait encore mieux.

Piano, lourdeur, légèreté, « What Comes Around » est accrocheur et efficace. Ce refrain répétitif à la Beatles ne nous lâche plus d'une semelle. Le riff plus dans la lignée Led Zep est simple et booste bien le morceau. Léger et groovy, « Grace » est une petite bouffée d'air. Un moment plus simple et calme qui rend l'esprit joyeux. L'entrée en matière de « So Into You » nous replonge dans le hard rock typique d'un Black Crowes mais avec une puissance supplémentaire. L'orgue Hammond renforce le tout et donne une couleur plus rock au titre.

« The Best Of Me » est lent, et pas franchement prenant. Le titre n'est pas non plus repoussant mais ne possède pas vraiment d'attraits. Dommage ce ralentissement en fin d'album. Par contre l'entrée de « One Of These Days » avec la frappe des percutions et son ambiance inquiétante amorce le titre de manière très particulière. On pourrait y voir une moitié de morceau comme étant un couplet et la seconde moitié n'étant qu'un long refrain. Spécial et il faut reconnaître que ça fonctionne bien.

Alors oui, l'on peut se dire que Rex n'apporte rien de neuf, mais l'on peut aussi se dire qu'il nous amène de bonnes nouvelles compos dans le genre. Cet album n'aura pas à rougir de la comparaison avec les bons du genre. Si Rex s'est d'abord fait plaisir, ce qui est souvent le cas quand on réalise un album solo, il fera également le bonheur des fans de bon hard rock possédant une teinte du sud.