Rod
The Effigy
Journaliste (Belgique)

RAM

«RAM nous sert une fois de plus sur un plateau, un bon album de heavy classique comme on l'aime !»

10 titres
Heavy Metal
Durée: 47 mn
Sortie le 03/11/2017
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RAM est fondé en 1999 à Gothenburg, Suède par le guitariste Harry Granroth qui ne se retrouve pas du tout dans le métal de l'époque. Il commence à écrire avec son premier acolyte Daniel Jonhasson (guitare) et trouvera un chanteur qui partage son dégoût de la scène actuelle en la personne d'Oscar Carlquist. Une fois le groupe complet en 2003 avec le batteur Morgan Pettersson et le bassiste Leif Larsson, il publie son tout premier e.p. « Sudden Impact ». Le premier album « Forced Entry » confirme tout le bien que la scène métal pense du groupe et depuis RAM n'a de cesse de tourner et de publier des albums de qualités, si l'on fait exception de « Death » moins bien reçu par la critique. Voici le cinquième album du groupe qui débarque sur vos platines, voyons ça de plus près.

Dans la catégorie des groupes « à l'ancienne » qui sont nombreux en cette fin d'année à publier un album, RAM est une valeur sûre et ce « Declaration Of Independance » qui débute l'album nous le rappelle directement. Le heavy metal du groupe pourrait être un petit frère d'un JUDAS PRIEST, Un neveux d'ICED EARTH où encore le cousin de tout bon groupe heavy des années 80's. Le titre riff bien et le chant sur deux accords est parfaitement prenant. Le plus speed « On Wings Of No Return » est efficace avec ses alternances de riffs étouffés et d'accords lâchés.

C'est contraint et forcé que nous nous dirigeons vers le « Gulag ». Titre mid-tempo au grattage de galop de cheval qu'affectionne également un certain IRON MAIDEN. A première vue plus simple, le morceau pose une bonne ambiance oppressante lors de son refrain. Frappe de batterie introduisant « A Throne At Midnight », la vitesse s'empare du groupe et Oscar en profitera pour s'amuser dans les aigus lors des refrains. A noter un solo un peu tordu pour varier l'ensemble.

Nous rentrons maintenant dans l'histoire de Ramrod avec six titres ne faisant qu'une histoire « Ramrod The Destroyed ». « R.T.D part.1 Anno Infinitus » est une introduction posant l'ambiance avant d'entrer pleinement dans l'histoire sur un « R.T.D part.2 Ignitor » rappelant le côté plus épique du heavy tel que pratiqué par ICED EARTH. La longueur est utile à l'histoire laissant le texte parlé se poser sur un passage plus lent à mi-morceau. « R.T.D part.3 The Cease To Be » peut être considéré comme slow metal malgré les passages double pédale et les accélérations. Le titre est dans l'ensemble basé sur un son clean et une voix mélodique.

L'interlude suivant « R.T.D part.4 Voices Of Death » reprend les même éléments que l'intro pour conter la suite de l'histoire. Le jeu s'accélère avec « R.T.D part.5 Incinerating Storms ». Un bon speed metal au chant sur-aigu et aux accords inquiétants. Malgré que le texte nous ai échappé, il est certain que les choses se corsent dans ce conte romantique. L'album se termine avec « R.T.D part.6 Ashes », court titre particulier et instrumental ou la percussion programmée se mélange à la guitare.

Il faut constater que sur les dix titres présentés, seulement sept sont chantés mais ceux ci possédant une belle longueur au minutage, il n'y a pas de quoi vraiment se plaindre. Dans l'ensemble RAM nous offre encore une fois un très bon album qui aurait eu son succès dans un temps très lointain, sur une autre galaxie. Trêve de mauvaise plaisanterie, les fans du heavy classique 80's seront comblés par cette sortie efficace qui se permet l'aventure d'une histoire en six chapitre. Personnellement nous sommes satisfait à l'écoute d'un bon album comme les anciens savaient le faire et nous le conseillons sans peur.