HUNDREDTH
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Rock Alternatif

Rare
The Effigy
Journaliste (Belgique)

HUNDREDTH

«Un album qui possède sa propre ambiance, un rappel du début des années 90's !»

12 titres
Rock Alternatif
Durée: 48 mn
Sortie le 16/06/2017
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Hundredth est un groupe rock venant de Myrtle Beach en Californie. Formé en 2008 par Chadwick Johnson (chant), Alex Blackwell IV (lead guitar, backing vocals), Matt Koontz (batterie), Michael Raymo (bass) et Joel Gunter (rythm guitar). Le groupe verra plusieurs modifications et remaniements dans son line-up pour aujourd'hui retrouver Andrew Minervini (rythm guitar) et Lee Hutchinson (batterie) au côté d'Alex et Chadwick.

En 2010 l'album « When Will We Surrender » sort sur Mediaskare Records et est suivit un an plus tard par « Let Go ». Les deux sorties suivantes verront le jour sous forme de e.p. avec « Revolt » en 2013 et « Resist » en 2014. Dans le même temps Hundredth est sur le front des causes humanitaires, allant jusqu'à créer sa propre organisation Hope Into Humanity.

En 2014 arrive une nouvelle signature sur Hopeless Records et enfin la sortie d'un troisième album « Free » en 2015 accompagné par le Vans Warped Tour qui servira à le promouvoir. Voici enfin mi 2017 l'arrivée du nouvel et quatrième album « Rare » pour le plus grand plaisir des fans.

Belle grosse production dès le départ de « Vertigo ». Malgré tout, une impression totale d'être ramené trente ans en arrière avec une sonorité new wave – garage tel que nous en servait My Bloody Valentine. Si musicalement le groupe est plus énergique, l'emploi des effets et d'un chant doux ne peut éviter le rapprochement avec ce groupe.
« Neurotic » reprend typiquement le même chemin, le titre est énergique avec des lignes de chants assez semblable au titre d'ouverture.

Plus gentil dans son approche, « White Squall » se laissera rattraper par la distorsion à mi chemin faisant ainsi remonter l'accroche à nos oreilles. Un départ bien rock pour « Hole », les riffs plus agressifs n'empêche pas une certaine gaieté dans le tempo, le tout toujours contre balancé par ce chant d'une douceur qui peut parfois en devenir agaçante si l'on a envie d'une ligne chant un peu moins plate. Il n'en sera jamais ainsi tout au long de l'album vu que ce choix est un parti pris créatif du groupe. « Suffer » avec sa rythmique plus tribale fera le boulot.

Dès les premiers roulements de caisse claire, nous sentons arriver une ambiance plus punk-garage dans la rythmique du titre suivant. « Disarray » est un martèlement qui dégage une belle énergie et permettra un beau défoulement. « Down » restera quand à lui assez classique tout comme le plus lascif « Grey » qui n'apporte malheureusement rien de plus à l'ensemble.

Les affaires reprennent par une belle entrée en matière sur un « Shy Vein » tout droit sortit des année 90's. Alliant moments bien aérés et reprises puissantes, le titre est assez efficace n'hésitant pas à changer son propos en cours de route. L'énergie reste de mise avec « Chandelier ». Une bonne ligne de guitare qui s'imprègne assez bien dans le cerveau, ce qui est une première dans cet album.

C'est une rythmique que n'aurait pas renié New Model Army qui donne le ton de « Youth ». Le groupe donne l'impression d'être plus en forme sur cette fin d'album qu'il ne l'était en son milieu. Un bon titre qui remue les tripes et qui s'apprécie d'autant plus du coup. « Departure » clôt ce nouveau disque assez calmement mais efficacement. Le titre est plus nuancé mais reflète bien ce que représente le groupe musicalement.

Difficile de rendre un juste verdict sur un disque qui possède sa propre ambiance mais qui lasse sur la longueur quand on n'est pas fan du genre. Là ou un groupe comme My Bloody Valentine savait varier, Hundredth donne l'impression de ne pas oser franchir les barrières qu'il s'est lui-même érigées. Le résultat s'en ressent malheureusement mais peut être que le groupe dépassera cet unique défaut dans son avenir discographique. Nous le lui souhaitons en tout les cas.