Pleased To Eat You
Shades Of God
Journaliste

NASHVILLE PUSSY

«Les Nashville Pussy balancent les décibels avec des mélodies qui ont un sex-appeal terrible et ça donne chaud mon grand»

13 titres
Dirty Rock
Durée: 45 mn
Sortie le 21/09/2018
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Le Rock, le vrai, le pur, le dur, celui qui fait suer et qui provoque des palpitations en tout genre. Ce Rock, les Nashville Pussy le distillent aux quatre coins du monde depuis déjà plus de 20 ans et ce n'est sûrement pas terminé, du moins pas dans l'immédiat puisque les Américains font leur grand retour discographique avec une toute nouvelle galette : « Pleased To Eat You ». Un disque au nom évocateur (provocateur ?), dans la grande tradition des albums du quatuor emmené par Blaine Cartwright et sa femme Ruyter Suys qui ne demande qu'une chose : être écouté le volume à fond.

Tous les marketers du monde rêvent qu'on leur servent sur un plateau une phrase aussi vendeuse, elle se retrouve d'ailleurs écrite en gros sur chaque exemplaire de « Pleased To Eat You ». Cette phrase ? C'est le grand Lemmy qui l'a prononcée en parlant des Nashville Pussy, il les a qualifiés de ''America's last great Rock n' Roll band''. Et vous savez aussi bien que nous que la parole de Lemmy ne peut être remise en cause, comment pourrait-on oser, et surtout quelles seraient les conséquences d'une telle infamie. Si Lemmy l'a prononcée c'est parce qu'il connaissait bien le Rock et qu'il a tout de suite reconnu chez les Nashville Pussy ce savoir-faire si spécial qui transforme de simples accords et riffs en un titre monstrueux qui fait remuer les foules. Si la dernière oeuvre des Américains, « Up The Dosage », parue en 2014 avait exploré le côté plutôt Rock-Sudiste du quatuor, « Pleased To Eat You » revient aux fondamentaux et se compose de 13 titres aussi puissants que survoltés. Pas de chichi, pas de palabre ou superflu, Cartwright et ses acolytes ont de quoi vous calmer avec les déjantés 'She Keeps Me Coming And I Keep Going Back', 'Low Down Dirty Pig' ou encore 'One Bad Mother' qui sont de vrais hymnes Rock avec tout ce qui va avec : vitesse, hargne, soli, refrain qu'on adore hurler. Du classique certes, mais du lourd fait par des esthètes qui connaissent bien leur affaire et savent comment vous faire bouger.

Mais « Pleased To Eat You » c'est aussi des titres qui transpirent le vieux whisky et la clope mal éteinte, direction le strip-club avec 'We Want A War' et 'Go Home And Die', la barre de pôle dance est juste devant toi cow-boy, prépare tes billets et installe toi confortablement. Les Nashville Pussy balancent les décibels avec des mélodies qui ont un sex-appeal terrible et ça donne chaud mon grand, pour le peu que tu possèdes de l'imagination t'es déjà en train de t'imaginer traverser les routes poussiéreuses des Etats-Unis, lunettes visées sur la tête. T'aurais tort de t'en priver, « Pleased To Eat You » est aussi fait pour ça.

Ouais, voilà l'effet que provoque « Pleased To Eat You » qui est plus qu'un simple enchainement de chansons Rock badass et sexy, c'est aussi un vrai voyage dans des contrées lointaines. Tant que les Nashville Pussy seront là, le Rock ira bien, il ira très bien même. Un petit conseil de dernière minute, si vous ne les avez jamais vus sur scène, c'est une grave erreur à réparer au plus vite, disons pendant la tournée promo ? Bonne écoute.

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