CHRIS BROCKBANK’S PHANTOM MKV
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Classic Rock

Phantom MkV
Denis LABBE
Journaliste

CHRIS BROCKBANK’S PHANTOM MKV

«Du classic rock australien à découvrir absolument»

10 titres
Classic Rock
Durée: 48 mn
Sortie le 04/08/2017
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Les amateurs du genre connaissent la capacité du label français Bad Reputation pour dénicher des pépites aux antipodes. Une nouvelle fois, il nous offre un groupe sorti de nulle part, ou plutôt d'Australie, qui oeuvre dans un classic rock chaud et mélodique, inspiré par les meilleurs groupes des années '70. On pense à Uriah Heep, Deep Purple, à la période anglaise de Whitesnake ou aux premiers Rainbow, avec une touche Molly Hatchet ou The Outlaws. La guitare de Chris Brookbank est enjôleuse, tandis que les claviers, omniprésents, habillent l'ensemble de nappes colorées. Ajoutons à cela un chanteur à la voix proche du southern rock, c'est-à-dire médium, et vous tenez un groupe atemporel, capable de nous délivrer des chansons qui nous entraînent quarante ans en arrière pour le plus grand plaisir des oreilles.

Cela débute par un titre très Deep Purple : « So Clear », sur lequel Steve Mulry nous délivre une performance vocale de premier plan, avec une légère distorsion qui s'allie parfaitement au riff et aux claviers. Cela permet d'entrer parfaitement dans cet album et d'imaginer les espaces de l'outback australien. On glisse ensuite vers Uriah Heep teinté de Deep Purple avec les rapides « One O'Clock » et « Beggin' You » qui montrent que le groupe est soudé, mais aussi capable de lâcher les chevaux lorsqu'il le faut, pour ensuite accéder à des chansons plus mid-tempo, comme la groovy « Teresa » aux teintes southern rock et « Keep On Rock'n'Rollin » sur base de Deep Purple. Autant dire que nous sommes dans l'excellent.

Délivrant un hard rock à l'ancienne, Chris Brockbank's Phantom MkV a semble-t-il opté pour une production à l'avenant, ce qui permet d'obtenir un son d'ensemble un peu saturé, alors que les solos sont plus clairs. En dix titres, nous obtenons un album de très bonne facture, qui permet un beau retour en arrière, vers un temps où la musique n'était pas qu'un produit calibré. « Teenage Fantasy » en apporte une preuve flagrante, avec sa durée de six minutes trente qui nous rappelle les pièces d'Uriah Heep. Dernier point, et non des moindres. C'est quoi cette horrible pochette ? On dirait un vieux groupe de thrash autoproduit. Si c'était pour imiter les Frazetta de Molly Hatchet, c'est raté. Et c'est juste moche. L'unique faute de goût de cet album.