Pasung
Anibal BERITH
Journaliste

BELDAM

«Un second album varié et puissant respectant l'univers du groupe tout en le rendant accessible. A découvrir!»

6 titres
Doom Metal
Durée: 48 mn
Sortie le 26/01/2018
3633 vues
Formé en 2013, Beldam, qui s'articule autour de 4 membres (Addison Dodds à la basse, Grahm Reynolds à la guitare, Cullen Wade à la batterie et Randall Guidry au chant), est un groupe de sludge/doom originaire des Etats-Unis (Charlottesville en Virginie).
A la tête d'un premier album en 2016 ''Still the Wretched Linger'', le quartet revient cette année (2018) pour nous présenter son second opus intitulé ''Pasung''. Un titre plus court mais une galette toute aussi dense et pesante que la première.

Se distillant sur le même format, soit à peu près 50 minutes, c'est avec 6 titres que les américains vont enterrer leurs auditeurs à coup de riffs écrasés bien gras et dégoulinants à souhait! Les titres sont longs avec plus de 8 minutes en moyenne, juste de quoi appuyer bien fort pour bien nous enterrer. Un bon travail est fait sur le chant proposant une alternance assez régulière de growl death bien caverneux et de scream hurlés.

Démarrant avec ''Vial of Silence'' par une intro stridente et grasse, l'ambiance est immédiatement pesante par les riffs saturés et vibrants, et le tempo lent et épais. Ici tout est lourd et pesant, point de place pour la légèreté hormis le court passage psychédélique très 70's et son solo si caractéristique. Touche musicale que l'on retrouve sur le dernier titre du disque avec les ''wawa'' introduisant ''That Which Consumes You''.

En écoutant bien chacune des compositions du combo, on notera de nombreuses influences musicales comme cette ambiance un peu jazzy de ''Sunken Sorceress'' par les accords de la basse proéminents et les petits coups de cymbales qui les accompagnent. La guitare se veut plus intrigante et le chant inquiétant privilégiant le scream au growl. C'est plus rythmé que la piste précédente et amène parfaitement ''Shed the Coil'' qui groove et propose ainsi une ambiance moins caverneuse.

Retour à la case départ avec le suffoquant ''One from the Stable'' qui sur plus de 11 minutes nous assomme à coups de massue tant sur les riffs, que les blasts. Les accords sont tendus, longs et écrasés même si le final offre un peu plus de rythme et glisse tout naturellement vers le bluesy ''Carrion Feast''. Cependant, l'effet sludge dissonant psychédélique revient à la charge pour ainsi découler vers ''That Which Consumes You'' qui a pour but d'enterrer définitivement l'auditeur, tellement profondément que cela finit dans le néant.

N'ayant pas pour habitude de m'immerger dans ce type de musique, je suis bluffé par la production de ce groupe qui a tout juste 5 ans d'existence et qui nous offre un univers sludge/doom atypique et très influencé. Les titres sont longs mais passent bien malgré leur ambiance pesante. Le choix d'avoir deux types de chant est judicieux et créer de la variété tout en restant fidèle à l'univers musical du groupe. Un très bon second essai et vivement le troisième, celui de la maturité.

Anibal Berith