THE HIRVI
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Avant-Garde Thrash

Old School Killspree
Herger
Journaliste

THE HIRVI

«Un album de Thrash déjanté où l'originalité est présente, qui pourra en dérouter certains mais qui plaira aux plus ouverts.»

8 titres
Avant-Garde Thrash
Durée: 35 mn
Sortie le 01/06/2018
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D'habitude, les comebacks se passent avec des groupes se reformant, surtout dans des styles tels que la NWBOHM. Mais ici c'est un groupe finlandais qui renaît tel un phénix. Il se nomme The Hirvi et sort son premier album qui s'intitule ''Old School Kill Spree''.

Seul le chanteur et guitariste des débuts (en 87) Joni Tanskala fait encore parti de l'aventure près de 30 ans après le hiatus. Pour ce retour, il a fait appel à de jeunes loups qui ont décidé de l'aider dans cette entreprise. Et le groupe propose quelque chose d'original.

Leur musique est basée majoritairement sur des riffs thrashy accrocheurs, rapides et efficaces, souvent balancés sur des rythmes soutenus plus proches du Thrash allemand que du Thrash américain.

Des riffs dévastateurs donc, que l'on peut entendre par moments sur des titres comme ''Dying Time'', ''Killer Instinct'' ou encore ''Satan Is Back''. ''Jumala on hyvä'' est le titre le plus furieux de l'album, avec ses grattes hyper speeds. Et les voix sont du même genre : déjantées avec des screams dérangés, parfois mélangés à des choeurs comme sur l'excellent ''Dance Dance Dance''.

Mais ce qui fait la différence par rapport aux autres groupes et qui n'en fait pas un de plus parmi la concurrence (qui a tendance à rester bien ancrées dans les sentiers battus), c'est que le combo incorpore à son Thrash des éléments qui, d'habitude, ne s'y retrouvent pas.

On peut donner plusieurs exemples. Le premier est le break de ''Satan's Back ''. Ou encore plus surprenant, mais pas moins intéressant l'intro Rock'n'roll de ''The Hirvi'' et son petit passage Doom qui se poursuit sur des riffs punky/heavy et sur un solo de pur rock.

Un morceau comme ''Dance Dance Dance'' est un titre sombre proche du Gothic. Et que dire du très beau passage dans un registre proche du Rock Prog au milieu de riffs incisifs sur ''Don't Fuck with the Runners''…

L'approche me fait penser à la démarche que proposait le groupe Japonais Sigh sur son EP ''Ghastly Funeral Theatre'' où l'on pouvait y trouver pas mal de mélange de genres inspirés.

Un album de Thrash déjanté où l'originalité est présente, qui pourra en dérouter certains mais qui plaira aux plus ouverts !