PESTILENCE
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Death Fusion

Obsideo
United Rock Nations

PESTILENCE

10 titres
Death Fusion
Durée: 34 mn
Sortie le 11/11/2013
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On ne va pas se mentir, Pestilence est un de mes groupes préférés depuis leurs tous premiers albums, ce groupe n'a jamais cessé de produire un death metal que je trouve de qualité et poussé le style dans ses retranchements. Ils ont eu un succès presque immédiat avec leur premières démos, puis suivirent 3 albums qui les ont propulsés sur la scène internationale. Puis vint 1993 et l'album « Spheres », brutal, jazzy, technique et experimental; définissant, au même moment qu'Atheist sortait « Elements » et que Cynic sortait « Focus », ce que l'on appelait alors le Technical death metal .

On a souvent parlé du « Big Four » pour le thrash mais il existe « le Big Three » pour les pères du deathcore / mathcore que sont les susnommés groupes. Le seul problème est que le public en 1993 n'était pas près pour accueillir un tel chamboulement de style et cette année marqua la fin de ces trois groupes qui, dégoûtés par les critiques incompréhensibles de l'époque raccrocheront les armes et les ressortiront bien des années après (quatorze pour Pestilence ), le temps de panser les blessures et d'attendre que l'évolution suive son cours.

Après ce long hiatus, Pestilence a sorti trois albums dont « Obsidéo » est le dernier en date et on sent que le leader-fondateur du groupe, Patrick Mameli, a eu envie de remettre le couvert en incorporant des éléments plus jazzy et un peu différent que sur les deux précédent opus ( « Resurrection macabre » et « Doctrine ») tout en restant dans la massive brutalité qui caractérise le groupe. Mais attention ici le terme « jazzy » s'applique aux choix des accords altérés, certaines polyrythmies utilisés et quelques grooves qui donnent de la fluidité aux compositions dont aucune n'est plus faible qu'une autre.

Cette fois ci pas de guitares-synth ou de modules de sons délivrant son lot de bizarreries midis (à part très discrètement sur « Transition ») comme ceux qui avaient choqué sur « Spheres ». On reste dans de l'excellent Death Metal Technique qui n'en fait pas trop, reste musical et ne perd pas son auditeur dans un labyrinthe mathématique orchestré.

Blast beats, excellents vocaux, solos techniques et harmonieux, riffs pensés et calibrés au millimètre près pour nous marteler la face à coup de break syncopé d'une lourdeur extrême, il y a de la matière avec « Obsidéo » qui est sûrement leur meilleur album depuis leur retour. Si vous arrivez a mettre l'oreille sur « Aura Negative » ou « Saturation » vous comprendrez ce que je veux dire.