PARADISE LOST
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Doom/Death Metal (early), Gothic Rock/Metal (later)

Medusa
Shades Of God
Journaliste

PARADISE LOST

«Paradise Lost sonne résolument Old School en 2017 mais pas seulement, Medusa n'est pas un album qui copie le passé, mais qui s'en inspire plutôt.»

8 titres
Doom/Death Metal (early), Gothic Rock/Metal (later)
Durée: 43 mn
Sortie le 01/09/2017
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Paradise Lost, un nom qui résonne depuis presque 30 ans dans le milieu du Metal. À l'heure de la sortie de leur quinzième album studio, Medusa, le bilan est plus que positif pour les Britanniques, même si certains diront que leur carrière comporte quelques couacs et expérimentations douteuses. Néanmoins, on ne pourra jamais reprocher à Paradise Lost de ne pas avoir fait ce qu'il a voulu, se moquant bien des modes et des tendances.

Medusa s'incrit dans la droite lignée de The Plague Within paru en 2015. Nous avions retrouvé un groupe proche de ses racines Doom / Death, proposant une musique lourde, parfois brute, dans une ambiance pesante. Deux ans plus tard, Paradise Lost n'est pas retombé dans l'expérimental comme sur Host, Believe In Nothing et Symbol of Life mais a plutôt encore creusé et ralenti le tempo. Incontestablement, Medusa est l'album le plus lourd offert à ce jour par les Anglais, une bénédiction pour les fans de la première heure qui ont longtemps espéré un opus de cette trempe. C'est sur des rythmes lancinants que nous promène Paradise Lost avec les sublimes ''Fearless Sky'', ''Gods of Ancients'' et le titre éponyme, où vocaux gutturaux et clairs se renvoient la balle. Les guitares sont accordées très bas, la basse également et que dire de la batterie dont les frappes sont à la fois sèches et froides. Paradise Lost sonne résolument Old School en 2017 mais pas seulement, Medusa n'est pas un album qui copie le passé, mais qui s'en inspire plutôt. Le côté Doom est très présent mais il est souvent contrebalancé par de jolies mélodies (''The Longest Winter'' et ''No Passage For The Dead'') et sublimé par les vocaux d'un Nick Holmes qui une nouvelle fois épate. Que cela soit dans le growl ou le chant clair, il excelle incroyablement, son chant est réellement merveilleux. Paradise Lost se montre parfois plus agressif en lançant quelques riffs plus Death Metal et accélère un peu le tempo, notamment sur ''From The Gallows'' et ''Blood and Chaos''. Le dernier pouvant rappeler par son côté Heavy quelque peu Draconian Times à certains moments, surtout pendant les leads et soli. Tout cela fait de Medusa un disque riche, varié, dont la beauté se situe dans la tristesse qu'il dégage. Peu de formations réussissent ce challenge de rendre la mélancolie aussi belle, on ne sort pas détruit après les 43 minutes, bien au contraire, on se sent plus que jamais vivant.

Difficile de trouver un défaut majeur à Medusa tant dans sa globalité l'album est bien construit et addictif. Les écoutes s'enchainent, les subtilités se découvrent et il faut de la patience pour cerner complètement cette oeuvre qui est une nouvelle réussite pour Paradise Lost. Le temps passe et n'a aucune emprise sur leur créativité, il faudra trouver autre chose pour les arrêter.