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Black Metal

Kong Vinter
Anibal BERITH
Journaliste

TAAKE

«Malgré quelques riffs prometteurs, l'album ne décolle pas et reste peu inspiré. »

7 titres
Black Metal
Durée: 51 mn
Sortie le 24/11/2017
650 vues
DARK ESSENCE RECORDS
Voilà plus de 20 ans qu' Ørjan Stedjeberg, plus connu sous le nom de Hoest, officie dans un black metal old school typiquement norvégien. Originaire de Bergen, il est le seul auteur / compositeur de Taake, et après une carrière en dents de scie malgré une trilogie géniale parue entre 1999 et 2005 avec ''Nattestid ser porten vid'', ''Over Bjoergvin graater himmerik'' et ''Hordalands doedskvad'', le one man band nous propose pour cette fin d'année 2017 son septième album sous le titre ''Kong Vinter'' via Dark Essence Records.

Dès les premiers riffs de ''Sverdets vei'', on reconnaît le style du musicien: Son old school, accords qui vibrent, riffs lancinants et le timbre de voix caractéristique au rendu hurlé et légèrement terrifiant pour accompagner de longs plans instrumentaux.
En effet, l'album qui s'étale sur 7 titres, occupera l'auditeur sur plus de 50 minutes avec des morceaux en moyenne supérieurs à 7 minutes et malheureusement peu inspirés.

Hormis ''Jernhaand'' qui offre une variété certaine par un rythme énergique sur fond de riff répétitif et dissonant, l'ensemble de l'album est plutôt plat avec des mélodies peu inspirées et des passages purement instrumentaux trop longs.
Un léger plan pagan vient s'immiscer sur ''Inntrenger'' au milieu d'un univers black'n'roll sur lequel le mid tempo domine ou encore une ambiance de balade nocturne en forêt agrémente ''Huset i havet'' mais ce n'est pas suffisant pour capter l' auditeur qui va retomber dans l'ennui avec le plus direct ''Havet i huset'' qui tourne rapidement en rond.

Comme je le disais au début du paragraphe précédent, ''Jernhaand'' réhausse le niveau et laisse espérer une seconde partie d'album plus remarquable mais la mélodie peu inspirée de ''Maanebrent'' aura vite fait de faire redescendre la température en dessous de 0 comme au cours des hivers norvégiens.
La touche heavy, découverte sur les titres précédents, reste de mise, accompagnée de courts plans chantés par une voix monocorde ne faisant guère vibrer le tympan.

C'est après plus de 8 minutes que la galette se clôture avec la pièce la plus longue de l'oeuvre ''Fra bjoergegrend mot glemselen'' dont son intro interminable de plus de 3 minutes. On attend le chant d'Hoest avec impatience mais le titre est purement instrumental et n'apporte rien de plus à cet album déjà lassant à écouter; d'autant que les riffs s'enchainent sans vraiment de cohérence si bien que cette dernière composition aurait pu être partagée en deux apportant ainsi plus d'harmonie.

C'est donc sur ma faim que je me laisse entrainer vers la fin de ''Kong Vinter'', ayant espéré tout au long de l'album que quelque chose se passe....rien ne viendra titiller mon oreille et encore moins mon émotion malgré de bons riffs qui n'aboutissent pas laissant les compositions comme inachevées. Peut-être un passage à vide pour le controversé norvégien; heureusement il nous reste la trilogie géniale pour nous consoler!

Anibal Berith