Diamonds in the Firepît
Yann VAUTRIN
Journaliste

BROTHER FIRETRIBE

12 titres
Rock FM
Durée: 46 mn
Sortie le 05/05/2014
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Formé en 2006 avec Pekka Ansio Heino (Leverage) et Emppu Vuorinen (Nightwish), Brother Firetribe ne devait qu'être un projet musical parallèle sans grande envergure. Mais après avoir enregistré leur premier album intitulé « False Metal », le groupe a bénéficié d'un tel engouement dans les pays scandinaves que l'aventure a continué : Brother Firetribe est devenu un groupe à part entière.

C'est en cette année 2014 que débarque « Diamond In The Firepit ». L'attente aura été longue pour les fans, puisque le dernier opus des finlandais remonte à 2008, « Heart Full Of Fire », si on passe le « Live At Apollo ». On retrouve sans surprise un Hard FM typiquement américain à la Journey, Foreigner, les débuts de Bon Jovi ou encore H.E.A.T. plus récemment. Techniquement, rien à redire, Emppu à pu démontrer de nombreuses fois avec Nightwish qu'il est un guitariste hors pair et la voix de Pekka rempli parfaitement son rôle.

L'album ouvre avec « Love Is Not Enough ». Nous voilà transportés à la bonne époque du FM des années 80 avec intro au synthé, refrain scandé en choeurs aigus. Le reste de l'album est très similaire à cette ouverture, mais reste toujours très inspiré. Si le tout pourrait manquer un tantinet de pêche à la première écoute, cette faiblesse est largement compensée par l'ambiance 80's qui est parfaitement retranscrite, surtout avec des titres comme le single « For Better Or For Worse », « Trail Of Tears » ou encore « Tired Of Dreaming ».

Empuu nous gratifie également de riffs assez ravageurs, notamment sur « Winner Takes It All » ou « Reality Bites ». Mention spéciale à la section rythmique, solide, qui est malheureusement un peu en retrait par rapport aux claviers, chant et guitare.

Finalement, que recherche-t-on quand on écoute du FM ? Ce disque donne envie de se laisser pousser les cheveux, de mettre des slips moulants et des pantalons en cuir zébrés roses. C'est donc un pari réussi ! Et à côté des derniers albums de mastodontes tels que Journey, Foreigner, Heart ou encore Night Ranger pour juin 2014, cet opus de Brother Firetribe devrait trouver une place de choix sur vos étagères.


Chronique de Larry
Avis aux amateurs du genre: c'est du hard FM! Tout est dans l'étiquette, pas de conditions générales écrites en tout petit ou de colorant E212 ! Qui a dit « à part sur les permanentes des musiciens » ??? Ah c'est malin !! Encore que c'est peut-être là le problème avec Brother Firetribe ! Même si on ne peut leur faire le reproche d'être kitsch (malgré une petite tendance à se la jouer « hey z'avez vu comme je suis goss beau » sur les photos promos), leur musique l'est indéniablement. Ouch ! « Musique kitsch », c'est rude vous-dites-vous ? Donc on s'en va en courant ?? Eh bien non ! Même pas ! Car même si on ne la ramène pas avec ça, on a tous fredonné du Survivor, on a tous aimé Europe, on a tous rêvé en regardant 2 flics à Miami ! Euh je m'égare ! Mais hem, bref, c'est l'idée !

Donc pour le pire de l'album (par exemple le titre « Far away from love »), on a plusieurs titres formatés à mort, pour des structures quasi-parodiques (on sait 10 secondes avant si on aura un riff de clavier ou des chorus « whou-hou-hou » comme sur « Reality bites » ou « Far away from love ») et un chanteur talentueux mais sans aspérité, qui a probablement rêvé de ressembler à Joey Tempest et qui accède tout à fait à son ambition (laquelle n'est pas démesurée avouez-le !).

J'en remets une couche ? Des thèmes « love » gnan-gnan (« Tired of Dreaming »), qui seront selon votre humeur insupportables ou hilarants (le refrain de la ballade « Desperately » , « I'm so tired of loving you »), sachant que cette première ballade de l'album nous est assénée dès la 4ème plage.

Par contre, au crédit de ces finlandais, dont le guitariste a pour principale occupation de sévir dans Nightwish (excusez du peu), on retiendra volontiers une belle production, pour un son bien abouti, mettant en valeur des titres mélodiques aux rythmes enlevés (disons « upper-mid-tempo », histoire de se la jouer un peu). Rien que cela agrémentera vos voyages en automobile bien davantage qu'Autoroute FM ! Ca se laisse écouter en claquant des doigts, et (attention c'est là qu'est la meilleure partie, le praliné au milieu du chocolat !), vous vous retrouverez inévitablement à fredonner certains titres, signe d'un vrai talent de composition de Brother Firetribe (« For Better or Worse » et « Edge of Forever » notamment). Idem pour le très réussi « Winner takes it all », où l'on a même la surprise d'entendre un solo à la basse slap, preuve que ces garçons-là ne peuvent être fondamentalement mauvais !

Bon, pour résumer, un album à posséder pour les amateurs du genre, car recelant quelques excellents titres, mais qui ne convertira aucun contempteur du hard FM. Et pour ma part, n'étant ni l'un ni l'autre, je vous laisse, car là, histoire de faire une moyenne, j'irais bien me réécouter l'album « Leprosy » de Death !
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