Codex Omega
The Effigy
Journaliste (Belgique)

SEPTICFLESH

«Codex Omega est l'enfant d'un groupe au plus haut de sa forme. SepticFlesh encore une fois nous offre un chef d'oeuvre. »

10 titres
Death Metal Symphonique
Durée: 47 mn
Sortie le 01/09/2017
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Nos Grecs préférés nous viennent d'Athènes. Fondé en 1990, Septic Flesh publie sa première démo « Temple Of The Lost Race » en 1991. Le groupe bien qu'officiant dans le death possède déjà sa propre particularité qui d'ailleurs, à force d'expérimentation, lui fera perdre une partie de ses fans de la première heure avec l'album « Revolution DNA ». Publiant jusque là un album par an en moyenne, le groupe ne revient que quatre années plus tard pour sa sixième sortie « Sumerian Demon » qui reste à notre humble avis son meilleur disque de la première période du groupe.

Malheureusement le mal était fait et le groupe se sépare. C'est en 2007 que le grand retour est annoncé. SepticFlesh revient avec une nouvelle force et un genre renforcé par le symphonique. L'album « Communion » sort en 2008 et met tout le monde d'accord, le retour est encensé à sa juste valeur par les fans et les critiques. En 2011 »The Great Mass surpasse « Communion » d'un cran et la critique est sous le charme. En 2014, malgré la crainte des fans de savoir si le groupe peut mieux faire, « Titan » débarque sur nos platines et nous assomme une nouvelle fois par la grande qualité du groupe.

La grande question qui continue d'être posée est bien entendu toujours la même. Peut-on faire mieux encore après trois albums au top ? Et la réponse avec ce « Codex Omega » est définitivement oui, mille fois oui !

Déjà dévoilé, le titre « Dantes Inferno » a directement donné le ton. Une production hyper puissante. Un mix de qualité et toujours l'emploi de l'orchestre symphonique à la manière d'une bande originale de film. Alternant entre ambiance et violence, ce début d'album met la claque à l'auditeur à tout les nivaux. « Third Testament » est déjà bien connu aussi. Un aspect dramatique se dégage du titre en alternance avec les parties de blast exécutée par le plus récent membre du groupe à la batterie, le très bon Kerim Lechner (Krimh).

Les cuivres emplissent le début de « Portrait » alors qu'un rythme saccadé marque le coup avant une accélération portée par la voix magistrale de Spiros. Les passages grandioses sont légions et la force donnée aux choeurs empli le titre d'émotions. Le groove de « Martyr » est typique du travail de SepticFlesh. Le découpage est aussi traditionnel pour le groupe et il est clair que le résultat de cette recette est toujours une réussite. La puissance qui se dégage est phénoménale.

Le dernier titre qui a été dévoilé sur la toile se nomme « Enemy ». Ici aussi il est question de grandiloquence orchestrale. Les choeurs très aigus, les percussions, le travail d'ensemble, tout est calibré au millimètre près. La douceur d'un piano nous entraîne vers « Dark Art » , titre sombre par excellence où la voix de Fotis intervient de manière plus posée que mélodieuse relevant ainsi la tension du titre.

Départ en trombe pour « Our Church » qui rappelle les titres les plus anciens du groupe. Fotis intervient une nouvelle fois en alternance avec Spiros. Encore une fois la puissance nous prend à la gorge et ne relâche la pression qu'à la toute fin du titre. « Faceless » ramène aussi quelques plans du passé qui ont le bonheur d'une efficacité toujours présente. Les interventions de Fotis cette fois sont plus mélodiques.

Une entrée orchestrale pour « Gospel » annonce un titre très puissant. Le cataclysme sonore n'est pas loin et nos tympans en prennent pour leurs grades. Heureusement la douceur qui débute « Trinity » nous permet de reprendre notre souffle pendant trente secondes. Mid tempo efficace, c'est pourtant le titre le plus calme du disque excepté quelques petites parties plus brutes.

Une fois n'est pas coutume depuis le retour du groupe il y a dix ans, nous allons parler de chef d'oeuvre. Car oui, encore une fois SepticFlesh nous a concocté ce qui se fait de mieux, de plus professionnel, de plus puissant et prenant. Les arrangements confinent au sublime. Les compositions touchent l'âme quelque soit notre protection, il est impossible d'en réchapper. Codex Omega est l'album qu'il faut posséder car il est un maître du genre. Il est l'enfant d'un groupe au plus haut de sa forme. Il est certainement un des albums de l'année tout genres confondus.
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