BEAST IN BLACK
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Heavy Metal

Berseker
The Effigy
Journaliste (Belgique)

BEAST IN BLACK

«Beast In Black est la digne suite du Battle Beast version Anton Kabanen !»

10 titres
Heavy Metal
Durée: 43 mn
Sortie le 03/11/2017
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Lors de son départ de Battle Beast pour divergences musicales , Anton Kabanen, compositeur principal du groupe, avait annoncé un retour rapide. Fin de l'année 2015, Beast In Black naissait et donnait déjà un premier concert. Le groupe composé de Kasperi Heikkinen (guitare), Sami Hänninen (batterie), Yannis Papadopoulos (chant), Mate Molnar (basse) et Anton Kabanen (guitare) décroche un deal avec Nuclear Blast directement après l'enregistrement du premier album. Celui-ci sort en ce gris mois de novembre pour reprendre les choses là où Anton les avait laissée après la sortie du Hunoly Savior de Battle Beast.

Premier avertissement, si vous êtes imperméable à Battle Beast, vous le serez fatalement à Beast In Black. Le titre éponyme envoie du lourd dès le départ. Tout les clichés du power métal sont bien présent. Quoi qu'il en soit, le titre est accrocheur et techniquement impeccable. Le solo de guitare est un shredding de qualité et Yannis dévoile une large palette vocale.

Nous voilà face au grand dilemme que certains fans de métal pourraient avoir ; du power pur et dur nous passons à ce que nous nommerons de l'eurovision-métal. Pas facile donc de passer sur « Blind And Frozen », un titre au refrain téléphoné à ce point. Mais les fans du genre seront conquis. En effet, tout racoleur qu'il soit, le titre est très bien composé et exécuté. Bref, pour peu que l'on se laisse aller, nous passons un bon moment.

« Blood Of A Lion » continue dans la lancée hymne accrocheur, mais en revenant dans le giron du power metal alors que nous retrouvons bien mis en avant un synthé aux sonorités des années 80's pour le titre suivant. « Born Again » pourrait prendre le relais du groupe Survivor en étant placé comme bande originale du futur film Rocky. Roulement et départ précipité pour le très speed « Zood The Immortal » qui remet les pendules à l'heure du power bien plus mûre.

« The Fifth Angel » possède des airs de Sabaton et du coup, entraîne l'auditeur dans le même monde musical. Un bon titre bien appuyé mais moins original que les autres envolées que le groupe nous a présenté auparavant. Un rire glauque sur une introduction électro pour « Crazy, Mad, Insane ». Style électro-dance à l' ancienne, il fallait oser. On ne sait qu'en penser encore une fois mais comme d'habitude avec Anton, nous savons que le lâcher prise de nos idées préconçues est nécessaire et au bout du compte, ce titre nous amuse bien et met de bonne humeur.

Non ce n'est pas un vieux Europe sur notre platine, bien que... « Eternal Fire » avec sa ligne de synthé tape assez bien dans cette ambiance. Les « tagadas » exécutés par les guitares en rajoutent d'ailleurs une couche. La fin du monde arrive mais musicalement ce « End Of The World » ne nous la fait pas vraiment ressentir. Le groupe est tellement dans la mélodie joyeuse qu'il pourrait nous chanter un texte gore sans que cela ne nous empêche d'être d'humeur joyeuse.
Nous quittons cet album assez particulier avec « Ghost In The Rain ». Le slow qui tue comme on dit parfois. Là aussi de nombreux clichés sont présent, mais en même temps nous sommes face à une grande qualité de composition et de recherche mélodique.

Une seule constatation s'impose à la fin de l'écoute de ce premier album de Beast In Black. La patte d'Anton vous offre un Battle Beast numero 2. Si vous aimez le premier, aucune raison de ne pas accrocher à celui-ci. Par contre si vous êtes réfractaires, rien ici ne vous réconciliera avec la musique d'Anton. C'est donc un album que l'on va adorer où détester avec très peu de chance d'avoir un entre deux. Ce qui est certain si l'on est neutre et que l'on ne juge pas le choix musical, c'est que l'on a un bel album, très bien exécuté avec une très bonne production et un travail impeccable dans les compositions. A conseiller au fans d'Anton et de Battle Beast et aux plus ouverts d'esprits.