Love Will Kill All
Maitre Jim
Journaliste

BLEEDING THROUGH

«Tiraillé entre metalcore classique et death mélodique, ce nouvel album de Bleeding Through ravira les inconditionnels»

12 titres
Hardcore / Metal / Punk
Durée: 37 mn
Sortie le 25/05/2018
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Formé en 1999 à Orange County, au Sud de Los Angeles, Bleeding Through fait partie des vétérans de ce qu'on appelle aujourd'hui le metalcore. Bien sûr, les puristes relèveront que le son du groupe est bien plus complexe, et que le cataloguer ne rendrait pas justice à son histoire et ses influences. Alors disons que Bleeding Through roule sa bosse depuis presque 20 ans et s'est fait son nom sur la scène métal US puis mondiale grâce à son style qui emprunte des éléments au hardcore, au death metal et au métal symphonique. Mais définitivement heavy. Pas étonnant quand on sait que les racines du groupe sont à chercher du côté de Throwdown et Eighteen Visions.
Après presque 20 ans de carrière, de nombreux changements de line-up, des tournées intensives avec les plus grands noms, 2 ans de hiatus et 7 albums au compteur, les Californiens reviennent avec Love Will Kill All, leur 8ème production.


De manière assez surprenante, on a l'impression que l'album est coupé en 2. Après une intro symphonique, ça démarre sur la lignée avec Fade Into The Ash. Le riff se décompose bien, la batterie est frénétique et le chant puissant, comme il se doit. Ça y est, les hostilités sont lancées. Musicalement et énergiquement, Bleeding Through tient son rang. Mais assez vite le groupe va ardemment user et abuser d'envolées symphoniques à l'aide du synthétiseur, et ce sur une bonne partie de l'album.
Les amoureux du groupe n'y trouveront rien à redire car cette musicalité est aussi un élément fondateur du son de Bleeding Though, voire du genre. Mais pour une partie du public metalcore, ça peut gêner. Des morceaux comme Cold World, Dead Eyes ou Buried offrent de véritables riffs lourds, rapides et mélodiques, mais – et c'est peut-être une histoire d'appréciation personnelle – le synthé tendance orgue vient donner une curieuse impression de veillée oecuménique.
Sur la deuxième partie de ce Love Will Kill All, les autres compos prennent une tournure plus classique telles que Set Me Free, Remains ou Slave. Toujours ces grosses guitares et les alternances du chant rauque / hurlements de Brandan Schieppati, le frontman. Sans oublier la batterie qui se fait martyriser en bonne et due forme d'une frappe lourde et souvent très rapide. Donc tout pour ravir les metalheads et les coreux !
La bonne surprise vient des titres No Friends et Life, un peu différents : le premier livre un bon riff et un rythme en mid-tempo dont le couplet rappelle un peu Absolute Zero de Stone Sour, en plus heavy. Le second fait (enfin) place à au chant de Marta Peterson qui contraste à merveille avec la rage de Schiepatti et des musiciens. D'ailleurs, dommage qu'il n'y ait pas plus de backing vocals féminins sur l'album. Le mélange de textures aurait apporté un plus à l'album.


Au final, même si l'ensemble reste puissant, agressif et extrême, il ne fera peut-être pas l'unanimité. Love Will Kill All ravira les fans die-hard de Bleeding Through, les purs et durs. Ceux qui seraient plus hardcore que death mélodique vont avoir plus de mal à s'emballer pour ce 8ème album des Californiens.
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