Auri
The Effigy
Journaliste (Belgique)

AURI

«Auri est bien plus efficace qu'une séance de relaxation, sa musique touche l'âme et rien que pour cela il ne faut pas passer à côté !»

11 titres
Rock
Durée: 56 mn
Sortie le 23/03/2018
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Tout le monde dans le metal symphonique à chanteuse (terme impropre mais permettant de cibler au mieux) connaît NIGHTWISH. Nombreux sont les fans à apprécier Tuomas Holopainen. Le voici donc pour un projet réalisé avec son épouse Johanna Kurkela au chant et violon, et son comparse de Nightwish : Troy Donockey.
C'est la partie folklorique et celtique qui marquera le projet pourtant également qualifié de progressif. Voici donc ce disque qui aura fait le plus grand bien à Tuomas pour un retour de l'inspiration vis-à-vis de Nightwish également.

Une entrée tribale bien rythmée se transforme en titre pop planant. ''The Space Between'' transpire le beau, le paisible et l'envoûtement. Le titre est énergique malgré tout, la touche celte reste en retrait mais est bien présente. L'emploi des synthés et instruments vst sonnent résolument modernes. Nous passons dans plus intriguant avec le particulier « I Hope Your World Is Kind » ? Ce morceau passe d'une grandiloquence orchestrale à la simplicité avec une facilité déconcertante. Le talent de composition est assez absolu pour ce titre très touchant.

« Skeleton Trees » va s'amuser à nous transporter dans un monde au croisement du celtique et de l'oriental. Très peu de vocaux, des notes répétitives ; l'air de rien le morceau se veut addictif et nous enferme dans le cercle vicieux que l'on voudrait ne plus quitter. La voix masculine fait son apparition sur le très doux « Desert Flower » le temps passe au ralenti pendant ces très beaux échanges entre les deux protagonistes se partageant le micro. Un moment agréable pour se relaxer.

Plus intense mais toujours aussi mélodique et magique, « Night13 » avec ses percussions programmées nous donne comme souvent avec cet album l'impression de rentrer dans une bande son pour film elfique. Il faut avouer que ne pas être avec un rythme de batterie spécifique profite à l'ambiance que le groupe a décidé de nous proposer. Et justement sur cette remarque, nous arrivons sur un vrai rythme, programmé certes, mais qui apporte au titre suivant une construction plus traditionnelle. Ce « See » possède tout ce qu'il faut pour accrocher l'auditeur. Le groupe tourne sur la pureté, aucun doute la dessus.

Sortie du piano et des ensembles violons pour un moment musical sans paroles avec « The Name Of The Wind ». La musique exprimée ici pourrait servir dans les salles de relaxation après une bonne séance de yoga. Le voyage varie entre calme et ambiance plus énergique mais c'est la plénitude qui règne en maître sur tout l'album. « Aphrodite Rising » n'est d'ailleurs pas en reste avec pas mal d'électronique pour vous faire planer encore plus haut. La ligne de chant est magnifique, douce et envoûtante à la fois.

Le fan du seigneur des anneaux pourrait avoir les images du film en tête à l'écoute de « Savant ». Il est vrai que le phénomène se produit pour tout l'album, mais est particulièrement accentué sur ce titre. Aucune parole mais de très belles vocalises en choeur vont vous charmer à tous les coups. Un son léger d'orgue et de violoncelle entame « Underthing Solstice ». Ce long titre est certainement le plus contemplatif et le moins accrocheur de tout l'ensemble. Malgré tout, nous restons hypnotisé devant la pureté de ce moment reposant. La clôture se fait avec « Them Thar Chanterelles » avec une bonne dose d'énergie celtique qui nous comblera comme il se doit pour terminer l'écoute totalement satisfait.

Voici donc un très bel album, à condition d'aimer la douceur. Pas de guitare tranchante ici, pas de batterie. Juste un mélange de sons provenant d'instruments VST et de vrais instruments assez variés. La création est dominatrice et fait du bien à notre conduit auditif ainsi qu'à notre âme. Un conseil pour les mélomanes ainsi qu'aux fans de Nightwish, procurez vous le sans aucune crainte.