The Free Life
Fred H
Journaliste

TURBOWOLF

«Excellente et gargantuesque friandise gorgée d'alternative metal rock et de bizarreries psychédéliquement groovy»

11 titres
Alternative / Metal / Rock
Durée: 41'52 mn
Sortie le 09/03/2018
1841 vues
SO RECORDINGS
Toc toc toc. Après un premier album éponyme acclamé par la critique (2011) et un Two hands particulièrement réussi (2015) bien que plus léger et plus accessible, le loup britannique et son moteur v12 sous le capot revient frapper à vos lourdes. Fruit d'un travail de « deux putains d'années à sculpter cette bête mégalithique », ce troisième opus s'intitule donc The Free Life.

Toujours emmené par un Chris Georgiadis et sa trombine de sosie de Frank Zappa, le quartet anglais une fois encore adepte des pédales fuzz pour grattes et basse, délivre plusieurs compos (''No No No'', ''Last Three Clues'' ou bien encore la chanson qui donne son nom à cette oeuvre) qui flirtent joyeusement avec l'ultime saturation.

Alors que ''Half Secret'' incite lui à défoncer le plancher avec ses sons synthés psychédéliques et son petit côté The B-52s (clin d'oeil subtil aussi à ''1979'' de The Smashing Pumpkins), le direct ''Black Hole '' envoi du lourd avec ses rythmiques frénétiques et son refrain dès plus efficace. — Mère-grand, que vous avez de grandes oreilles ! — C'est pour mieux écouter, mon enfant.

Pour leur nouvel effort, les petits gars de Bristol ont aussi choisi d'inviter pas moins de quatre vocalistes pour les épauler. Le compatriote Joe Talbot (Idles) pousse ainsi quelques cris sur le rock déjanté de ''Capital X''. Pour le survitaminé et 70's ''Cheap Magic'', c'est Sebastian Grainger (Death From Above) qui balance également quelques mélodies bien nerveuses. L'énergique et entêtant ''Domino'', et son ambiance rappelant Monster Magnet, permet à Mike Kerr (Royal Blood) et à Chris de se livrer à un duo épique. Enfin, dernière guest et non des moindres, l'amie Chantal Brown (Vodun) nous gratifie de quelques caméos sur plusieurs morceaux mais c'est surtout sur l'énervé ''Very Bad'' que la bougresse s'en donne à coeur joie pour notre plus grand plaisir. Miam miam.

Comme par le passé, le sieur Georgiadis utilise ses claviers pour des interventions inspirées et sirupeuses mais aussi en soutien de sa voix comme sur ''Up & Atom''. La rondelle se termine par le surprenant et bien nommé ''Concluder''. Cet étrange titre acoustique, aux antipodes des autres chansons, semble évoquer le devenir du groupe. La dernière phrase prononcée demeure bien énigmatique « un nouveau jour vient pour nous de commencer ». Histoire d'enfoncer le clou (et de boucler la boucle?), les trois dernières notes du skeud rappellent intelligemment les trois premières notes d'intro de leur première oeuvre. Malin.

Alors vous savez quoi ?. Tirez sur la chevillette de ce The Free Life et Turbowolf vous ouvrira la porte vers une excellente et gargantuesque friandise gorgée d'alternative metal rock et de bizarreries psychédéliquement groovy. Bon appétit.

TURBOWOLF
Plus d'infos sur TURBOWOLF
Alternative / Metal / Rock